Il faut que je m’y remette. Comment suivre ce Dallas du Moyen-Orient que constitue l’intervention turque au Kurdistan Irakien, souvent annoncée, jamais réalisée ?
Oui, on sait, la Turquie est à bout de patience, mais elle n’en a jamais eu. Oui, on sait, les troupes se massent à la frontière, mais d’un autre côté, elles le font depuis mars 2003. CNN Türk avait même annoncé que les troupes turques marchaient sur Kirkuk au lendemain de l’invasion américaine, le 21 mars 2003. Sympa l’ambiance au Newroz de (...)
Et c’est reparti. Retournons-nous vers notre passé. Qu’avons-nous fait ? Où en sommes-nous ?
Commençons même ainsi. Depuis l’accord signé entre Mustafa Kemal et Franklin Bouillon (représentant spécial de la République française auprès des kémalistes lors de la guerre de libération nationale), tous les traités concernant le sud et l’est de la Turquie se sont focalisés sur un seul et même objectif : brider les Kurdes en s’entendant avec les pays de la région. Et en général cette politique a connu une certaine (...)
Un vent nouveau semble se lever sur l’Europe. Si, si ! Accordons au moins aux ailes de ces nouveaux moulins la verdeur de leurs premiers tournoiements. Ce temps maudit de l’hypocrisie et des blocages de toutes sortes aurait vécu !
Arrêtée dans son élan en 2005, c’est bien l’UE bouc émissairisée et populistisée qui devrait le plus profiter de ces promesses. Mais, inchallah, cette Turquie dont on a souvent fait le « günah keçisi » (chèvre pécheresse ?!!!) de toutes nos impuissances continentales, devrait (...)
On en croyait le temps révolu. Mais des bruits de bottes se font de nouveau entendre en Turquie. L’armée ne s’interdirait pas d’intervenir si elle jugeait que la situation le nécessite, faisait savoir un communiqué militaire en date du 27 avril. Un formidable déni à tous les efforts engagés depuis 1999 pour rapprocher la Turquie de l’Union européenne.
Bruxelles jouait alors le rôle de levier et de garde-fou vis-à-vis d’une Turquie qui voulait rompre avec ses vieux démons. Une sorte de consensus semblait (...)
Izel Rozental est né en 1951 à Istanbul. Il travaille depuis 1971 pour le journal Salom publié à Istanbul. Il collabore également depuis 2001 à la revue humoristique Güldiken.
Professionnel de la caricature, il a signé de nombreux livres de dessins. Il est également l’auteur de textes humoristiques en prose.
Le site Internet d’Izel Rozental
Avec, au menu, tous les poissons d’Izel, leur monde sous-marin et les surprises qui vont avec : des galeries de dessin, des livres, des reportages et (...)
J’avoue, je sors d’une flémingite aigüe. La vrai flemme, celle qui fait dire « boarf, à quoi bon ». Un moi sans bloggage, en suivant l’actualité turque d’un oeil morne et las. Avouons le, j’ai mal choisi mon moment, l’actualité a été riche en délires en tout genre.
Ce qui m’a décidé à rebondir ? Nicolas Sarkozy et son « si vous expliquez aux habitants de Cappadoce qu’ils sont européens, ça va renforcer l’islamisme ». Il est regrettable que Madame Royal n’ait pas réagi, mais c’est tout à son honneur d’avoir (...)
Source : Courrier International, le 10-05-2007
L’AKP n’est pas un parti intégriste et les partisans de la laïcité ne sont pas tous des démocrates. Les choses sont plus complexes, prévient la romancière et éditorialiste turque.
Les médias occidentaux suivent de près l’actualité turque, mais ont parfois du mal à comprendre la situation dans toute sa complexité. Ainsi, ce qui se passe en Turquie est souvent présenté comme un affrontement entre “sécularistes laïques” et “islamistes”. La réalité est (...)
Source : Le Figaro, le 12/05/07
L’élection française s’étant bien terminée, il reste à présent, à l’autre extrémité du continent européen, à la Turquie de s’engager dans un processus électoral d’une rare intensité dont dépendront beaucoup de choses en Europe dans les dix prochaines années. Si l’enjeu est considérable - la consolidation définitive ou la fragilisation de la démocratie turque et, par là, tout le destin de sa candidature européenne -, la clarté du but final est obscurcie aujourd’hui par la (...)
L’Assemblée Nationale turque a voté. A. Gül a été désigné par la quasi-totalité des participants (357). Malheureusement, le quorum de 367 votants n’ayant pas été atteint et ce vote a été invalidé par la Cour Constitutionnelle. Ce qui ouvre la perspective d’élections législatives anticipées.
Le lendemain, l’armée a violemment accusé le gouvernement de ne pas défendre les valeurs laïques, accusation très rapidement contrée par le gouvernement qui, fait unique, a rappelé que celle-ci était sous les ordres du (...)
Source : Courrier International, mai 2007
Le refus des élites turques d’avoir un président et un Premier ministre appartenant au même parti témoigne d’un certain autoritarisme, affirme le quotidien islamique Yeni Safak.
La Cour constitutionnelle turque vient donc de rendre [le 1er mai] un avis politique qui reprécise les limites de la “démocratie turque” [elle a invalidé le premier tour de l’élection présidentielle pour vice de procédure, alors que le candidat islamiste Abdallah Gül avait recueilli 357 (...)
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