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Ouverture à Bruxelles des négociations sur l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne

jeudi 23 septembre 2004

LEMONDE.FR 23.09.04 13h18

Ankara a annoncé jeudi que le Parlement turc se réunirait dimanche en session extraordinaire pour discuter de la réforme du code pénal, jugée indispensable avant l’ouverture des négociations d’adhésion de la Turquie à l’UE et dont l’examen avait été reporté. Le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, se serait engagé, jeudi à Bruxelles, à ne pas criminaliser l’adultère dans son pays.
Le commissaire européen en charge de l’élargissement, Günter Verheugen, a affirmé, jeudi 23 septembre à Bruxelles, après un entretien avec le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, qu’il n’y avait « plus d’obstacles sur la table » de négociation avec la Turquie.

« Nous avons été capables de trouver des solutions aux problèmes qui restaient en suspens », a ainsi affirmé le commissaire européen, lors d’une conférence de presse commune avec M. Erdogan, à l’issue d’un entretien d’une heure entre les deux hommes dans un grand hôtel de Bruxelles.

« Ma conclusion est qu’il n’y a désormais plus d’obstacles sur la table », a-t-il donc estimé. « De mon point de vue, la Turquie n’a pas de conditions additionnelles à remplir pour permettre à la Commission de faire une recommandation » pour l’ouverture de négociations d’adhésion avec Ankara. « J’ai obtenu aujourd’hui de mon ami Erdogan des assurances qui me permettront de faire une recommandation très claire », a-t-il affirmé.

Guenter Verheugen a accompagné ses propos d’un satisfecit au premier ministre turc, exprimant son « admiration » pour « le fort esprit de commande » manifesté ces deux dernières années par M. Erdogan dans l’accomplissement des réformes.

Même si le collège des commissaires européens est loin d’être unanime sur un sujet qui divise aussi les gouvernements et les opinions publiques européennes, une majorité de la Commission devrait recommander, le 6 octobre, l’ouverture, ou non, en 2005, de négociations avec la Turquie pouvant conduire à l’adhésion de ce pays à l’Union européenne. La décision finale sur le sujet reviendra aux dirigeants européens, qui se réuniront en sommet le 17 décembre à Bruxelles.

ADULTÈRE ET RÉFORME DU CODE PÉNAL

M. Erdogan a indiqué, de son côté, que les deux ensembles législatifs portant notamment sur la réforme du code pénal étaient au stade de l’examen en sous-commission au Parlement d’Ankara. « Nous sommes déterminés à faire adopter ces deux ’paquets’ et nous sommes en train de réexaminer notre calendrier pour qu’ils soient votés aussitôt que possible », a-t-il dit.

Bruxelles avait averti la Turquie, lundi, qu’il était hors de question d’ouvrir des négociations d’adhésion à l’UE, tant qu’elle n’aurait pas adopté son nouveau code pénal. Le report, au dernier moment, de cette réforme a été motivé par le souhait du gouvernement turc de réintroduire des dispositions faisant de l’adultère un délit, une initiative très mal vue par les Européens, et qualifiée de « plaisanterie » par M. Verheugen lui-même.

Selon une source européenne, M. Erdogan s’est engagé, jeudi, à ne pas criminaliser l’adultère dans son pays. Un peu plus tôt, Ankara a annoncé que le Parlement turc se réunirait dimanche en session extraordinaire pour discuter de la réforme du code pénal.

Avec AFP et Reuters

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