Le débat est lancé en Turquie. En réponse à la campagne lancée sur Internet lundi dernier par les intellectuels pour une « demande de pardon aux Arméniens », une cinquantaine de diplomates a publié une déclaration : « cette démarche constitue une atteinte à la dignité de nos martyrs… » Le corps diplomatique turc fut la première cible des bombes de l’ASALA dans les années 70.
Marillac
Frappés mortellement par le terrorisme de l’ASALA, les membres du corps diplomatique n’avaient jamais brisé le silence. (...)
Le 30 mai, le militant de longue date pour les Droits de l’Homme en Turquie, le professeur Baskin Oran recevait un e-mail de la Brigade de Vengeance Turque, un groupe responsable de l’assassinat en 1998 d’un important militant des Droits de l’Homme. L’e-mail comportait une menace de mort et des jurons à l’égard de B. Oran et des Arméniens. Le texte était semblable à celui que le journaliste arméno-turc Hrant Dink avait reçu avant d’être assassiné l’an dernier le 19 janvier à Istanbul.
Craignant que (...)
12e arrondissement. Rencontre « Entre les vignes », histoire de musarder au gré des treilles et autres palissages idéologiques qui font le sel des discours sur la Turquie en France et en Europe. Notre interlocuteur ? Ali Kazancigil. Alliant la simplicité, la rigueur et le prestige de celui qui fut l’un des proches collaborateurs de Federico Mayor, Directeur de l’UNESCO (1987-1999), il se prête élégamment au petit jeu d’une interview en évoquant son dernier livre, la Turquie, l’Europe, les pesanteurs (...)
Voici le texte, en turc et en français, signés par 103 intellectuels turcs et publié dans le magazine Kriter pour appeler le gouvernement à relancer les réformes et à se remettre sur les rails de l’Union européenne.
Cet appel des libéraux est un nouvel avertissement au gouvernement qui depuis fin 2004, délaisse se détourne de l’objectif européen. En 2006, les responsables de l’AKP invoquaient les élections de 2007. En 2007, les élections à Chypre. En 2008, les municipales de 2009… La fameuse constitution (...)
Dire “je t’aime” était tabou à notre époque. Aujourd’hui, l’expression s’est, disons, banalisée. En pareil temps, il est quand même difficile de déclarer : “j’aime énormément Mehmed Uzun.” Mais comme on dit dans la chanson : “je l’aime et c’est tout. Quelque chose à redire ?”
On me dira que je lui voue de tels sentiments pour s’être fendu cette année en pleine campagne électorale de déclarations à la presse dans lesquelles il soutenait un Turc (Baskin Oran, ndt) dont il n’avait jamais entendu la voix et encore (...)
Répondons donc à la question que je posais un peu plus tôt. Jusqu’où peut durer le soutien que les libéraux fournissent à l’AKP ? Ce soutien est-il inconditionnel ?
Suite de l’article 1
J’ai déjà précisé combien il était impossible à cet AKP néo-islamiste d’atteindre la position qui est la sienne aujourd’hui sans le soutien intellectuel, conceptuel et polémique des libéraux. Tous ces intellectuels que j’ai rassemblés sous ce vocable de libéral ont tendu à ce parti comme un pont vers l’Occident et l’UE. Ils (...)
Corruption, clientélisme, violence : le pouvoir turc a pourtant été confirmé par les urnes.
Le Parti de la justice et du développement (AKP) est sorti vainqueur du « plébiscite » qu’il a organisé en plein milieu des vacances de juillet. Presque la moitié des électeurs turcs (46,47 %) ont donné le feu vert à Erdogan qui leur demandait de « continuer la route » dans son slogan électoral. Ainsi, rien ne pourra désormais arrêter l’équipe gouvernementale partie sur un si bon chemin pavé de détournements de (...)
Dans le cadre d’un entretien avec Mme Nese Düzel, Baskin Oran explique les raisons de sa candidature ainsi que tout ce qu’il souhaite pour la Turquie.
Baskin Oran, pourquoi ?
Les démocrates turcs se retrouvent aujourd’hui pris, politiquement parlant, entre le marteau et l’enclume. Avec d’un côté des partis prétendument de gauche qui n’en ont que pour un coup d’Etat militaire, et de l’autre un parti au pouvoir, l’AKP, qui défend la perspective européenne tout en entretenant quotidiennement les tensions (...)
« Les nationalistes ne causent que des dommages à leur propre patrie : pour la bonne et simple raison qu’ils ne peuvent pas faire sans éveiller de contre-nationalisme »
Le samedi 16 juin dernier, Baskin Oran troquait sa chaire de professeur pour la tribune du candidat lors du premier meeting de sa campagne tenu à Istanbul dans le cadre du Centre de Spectacles Yeni Melek. Aux premiers rangs d’une assistance nombreuse, on trouvait deux des plus grands écrivains turcs d’aujourd’hui : Yachar Kemal et (...)
Dans le cadre d’un entretien avec Mme Nese Düzel, Baskin Oran explique les raisons de sa candidature ainsi que tout ce qu’il souhaite pour la Turquie.
Baskin Oran, pourquoi ?
Les démocrates turcs se retrouvent aujourd’hui pris, politiquement parlant, entre le marteau et l’enclume. Avec d’un côté des partis prétendument de gauche qui n’en ont que pour un coup d’Etat militaire, et de l’autre un parti au pouvoir, l’AKP, qui défend la perspective européenne tout en entretenant quotidiennement les tensions (...)