Quotidien Radikal - Istanbul, le 27/12/2005
Turquie Européenne pour la traduction
169 journalistes, écrivains, artistes et universitaires turcs ont décidé de réagir au procès intenté contre Orhan Pamuk. Dans une déclaration commune, ils appellent à l’abrogation des articles 301 et 305 du nouveau Code pénal.
Suite au lancement du procès d’Orhan Pamuk pour « insulte à l’identité nationale turque », un collectif de 169 écrivains, artistes, journalistes et universitaires a décidé de réagir. En tête des (...)
Source International Herald Tribune (France)
Référence « Free-speech case can’t hide progress », par Soli Ozel, International Herald Tribune, 8 septembre 2005.
Auteur Soli Ozel
Résumé : En décembre, le romancier turc Orhan Pamuk comparaîtra devant la justice de son pays pour avoir osé affirmé à un journal suisse que la Turquie avait tué 30 000 Kurdes et un million d’Arméniens, mais que ce sujet restait tabou. Ce procès va à l’encontre de la liberté d’expression et il faut qu’il se termine par un (...)
Le Monde - 24/07/2005
Historien ottomaniste, architecte, urbaniste, Stéphane Yérasimos est mort d’un cancer, mardi 19 juillet, à l’hôpital Saint-Louis à Paris. Il était par-dessus tout un virtuose des savoirs sur Istanbul, la ville où il était né, le 29 janvier 1942, dans une famille grecque orthodoxe.
C’est là qu’il a suivi, dans la prestigieuse Académie des beaux-arts (aujourd’hui l’université Mimar Sinan), ses études d’architecture. A ses deux langues maternelles, le grec et le turc, devait s’ajouter (...)
Courrier International
Alors que le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, avait appelé au début du mois d’avril à la mise en place d’une commission mixte d’historiens turcs et arméniens pour débattre des « massacres de 1915 », un événement vient de montrer les limites de la sincérité d’une telle proposition.
Trois universités turques (Bogaziçi, Bilgi et Sabanci) avaient prévu d’organiser à la fin de cette semaine, un colloque intitulé « Les Arméniens ottomans au moment de la chute de l’Empire : (...)
Le Monde
Alors que la candidature turque à l’Union européenne (UE) concentre les peurs du Vieux Continent devant son avenir, la lettre contre le nationalisme que 200 intellectuels turcs ont rendue publique le 11 avril (Le Monde du 13 avril) est un événement exceptionnel.
S’il est passé trop inaperçu, c’est en raison d’un déficit de connaissance dont souffre ce pays, aujourd’hui traversé par des tensions sociales et politiques dont le pire comme le meilleur peuvent sortir.
Cet appel réagissait à un (...)
Le Monde
EN PEU DE TEMPS, deux petits gestes sont venus apporter un bol d’air au vieux contentieux entre l’Arménie et la Turquie. A la mairie de Paris, deux historiens turcs, Ragip Zarakoglu et Ali Ertem, devaient être décorés, samedi 23 avril, par le représentant de la communauté arménienne de France, Ara Toranian, pour leur contribution à la vérité sur le génocide de 1915. Début décembre, le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, inaugurait le Musée de l’hôpital arménien Saint-Sauveur d’Istanbul, (...)
Le Monde
Alarmés par ce qu’ils décrivent comme une « montée du nationalisme » en Turquie, deux cents intellectuels ont publié, lundi 11 avril, dans les journaux turcs une lettre ouverte dénonçant les entraves faites au « processus de paix et de démocratisation » du pays, qui entamera le 3 octobre des négociations avec l’Union européenne.
Les musiciens Zulfi Livaneli et Senar Yurdatapan, l’écrivain Murat Belge, l’acteur Halil Ergun, les journalistes Mehmet Ali Birand et Oral Calislar, le secrétaire général (...)
Libération - 10/02/2005
Livres et expos traitent du tabou du génocide arménien, occulté depuis 1915.
Occultée pendant quatre-vingt-dix ans par l’histoire officielle, la mémoire arménienne ressurgit en Turquie. Les livres et les expositions sur ce sujet rencontrent les faveurs du public. Alors que la Turquie va entamer, à l’automne, ses négociations d’adhésion avec l’Union européenne, un tabou est brisé.
Prénom changé. Le succès du livre de l’avocate Fethiye Çetin, Ma grand-mère, en témoigne. Membre de (...)
Le Figaro - 05/01/2005
Istanbul Son dernier recueil de nouvelles s’est vendu à un million d’exemplaires, jusqu’au fin fond de l’Anatolie.
Derrière de fines lunettes dorées, son regard domine la brume du détroit et les minarets qui scintillent dans la nuit. Au dernier étage d’un immeuble de la rive asiatique d’Istanbul, depuis son appartement chaleureux et moderne, Ahmet Altan a une vue plongeante sur l’Europe, juste de l’autre côté du Bosphore. Cette Europe qui n’a jamais semblé aussi proche. (...)
Télérama n° 2866 - 15 décembre 2004
Haldun Dogtoglu a ouvert une galerie d’art à Istanbul il y a vingt ans. La ville attire des artistes venus de toute l’Europe centrale.
Le soir venu, dans les rues d’Istanbul, aux environs du centre névralgique de la place Taksim, le peuple déambule comme on manifeste : en nombre, avec énergie. La poussée démographique est palpable. Aller déguster un poisson du Bosphore ou boire un verre de raki, voire rentrer chez soi - ce qui ne va pas de soi dans une ville de 13 (...)