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PALESTINE

Mahmoud Abbas en Turquie

mercredi 26 avril 2006

© Le Nouvel Observateur

En visite en Turquie, le président de l’Autorité palestinienne a indiqué qu’il disposait du pouvoir de démettre le nouveau gouvernement du Hamas.

Le président de l’Autorité palestinienne hausse le ton. Mahmoud Abbas a averti le Hamas lundi 24 avril qu’il avait le pouvoir de démettre le nouveau gouvernement palestinien. Il a souligné que ce dernier n’avait guère d’autre choix que de négocier avec Israël.
« La Constitution m’accorde un pouvoir clair et manifeste de limoger un gouvernement mais je ne tiens pas à me servir de ce pouvoir. Mais tout le monde doit savoir que la loi m’accorde ce pouvoir », a dit Abbas dans une interview diffusée par la chaîne CNN-Turk lors d’une visite en Turquie.
Le leader palestinien a affirmé que le refus du Hamas de s’engager dans un dialogue avec Israël « est contraire aux intérêts du peuple palestinien ». « Le Hamas doit confronter les réalités et établir des liens avec Israël pour les besoins des affaires quotidiennes », a-t-il estimé.

Aide financière

En quête d’une alternative au gel de l’aide européenne au gouvernement Hamas, Mahmoud Abbas a été reçu dans la matinée par le chef de l’Etat, Ahmet Necdet Sezer au palais présidentiel turc. Il devait s’entretenir mardi avec le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan.
Mahmoud Abbas a été reçu lundi 24 avril, à Ankara par le président turc Ahmet Necdet Sezer. Le leader palestinien souhaiterait que la Turquie, qui entretien de bonnes relations avec Israël, les Etats-Unis et l’Europe, le soutienne pour essayer de débloquer le processus de paix israélo-palestinien. Il souhaite aussi qu’elle l’aide à plaider sa cause pour la reprise de l’aide financière aux Palestiniens.

Famine

La crise financière qui secoue l’Autorité palestinienne a pris de l’ampleur en mars, avec l’arrivée au pouvoir du gouvernement formé par le Hamas. Du fait de ce changement de gouvernement, l’Autorité palestinienne a perdu l’aide financière de l’Europe, qui s’élevait à près de 500 millions d’euros par an.
L’Union Européenne et les autres donateurs, comme les Etats-Unis, exigent que le Hamas renonce à la lutte armée et reconnaisse l’existence de l’état d’Israël.
Mahmoud Abbas s’est inquiété du « danger d’une possible famine », si la crise n’est pas résolue rapidement.
La visite du président en Turquie est la première étape d’une tournée qui le conduira ensuite en Norvège, en Finlande et en France.

© Le Nouvel Observateur, le 25/04/2006

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