Les militaires turcs à la retraite sont un véritable exemple pour les générations futures : ils montrent que bien que que retraité, on peut conserver une activité débordante et avoir encore un impact sur la société.
Sener Eruygur, ancien commandant des forces paramilitaires, est maintenant président de « l’association pour la pensée d’Atatürk », à l’origine des grandes manifestations « laïques » qui se sont opposées à l’élection démocratique d’Abdullah Gül à la Présidence de la République, qui réclament la tête d’Erdogan et font des démonstrations de force lors des obsèques des soldats martyrs providentiels tombés sous les balles du PKK.
Muzaffer Tekin, capitaine à la retraite, vient de faire parler de lui après la découverte dans une cabane à Ankara d’une cache d’armes contenant 27 grenades et plusieurs détonnateurs. Difficile d’accuser le PKK : ce joyeux papy serait lié à l’avocat islamo-nationaliste Alparslan Arslan qui a tué un juge et blessé 3 autres au Conseil d’Etat l’année dernière à Ankara.
Dans la même affaire, un autre suspect est Oktay Yildirim, autre officier à la retraite, fondateur de l’organisation ultra-nationaliste Kuvayi Milliye Dernegi. Ligne de défense imparable : il a trouvé ces armes dans les poubelles d’une caserne ! Yildirim s’était auparavant rendu célèbre par ses hurlements à divers procès, dont celui d’Orhan Pamuk et celui de Perihan Magden (accusée d’encourager à la désertion et au refus du service militaire).
Sans surprise, ces deux là sont de tendres amis de Veli Küçük, fondateur du JITEM ( Unité de la Gendarmerie spécialisée dans le renseignement et la lutte anti-terroriste ) et impliqué dans l’affaire de Susurluk et le meurtre de Hrant Dink.
Mais concentrons-nous sur les vrais dangers : l’AKP, le PKK, l’UE et les USA ; non pas ces braves gens qui ne font que défendre les intérêts majeurs de la Turquie.
J’ai bon ?