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Le projet turc de centrales nucléaires sera lancé en février

jeudi 20 décembre 2007, par The New Anatolian

Les autorités turques devraient lancer l’appel d’offre pour la première centrale nucléaire en février, a annoncé le ministre de l’Énergie Hilmi Guler vendredi 23 novembre.

« TETAS, la compagnie publique de distribution électrique, devrait faire cette annonce le 21 février », a dit Guler. « L’Institut turc de l’énergie atomique (TAEK) travaille sur les critères techniques de l’usine, selon un processus qui devrait être terminé d’ici au 21 décembre. »

En vertu de la loi récemment adoptée, le TAEK fixera les critères requis pour les sociétés qui sont prêtes à construire et à gérer une centrale nucléaire et la TETAS ouvrira un appel d’offres pour les centrales nucléaires. À la fin de la procédure d’appel d’offres, l’entreprise sélectionnée et la TETAS signeront un contrat. Conformément à la loi, TETAS permet d’acheter toute l’énergie produite dans les centrales nucléaires. Conformément à la loi, la TETAS achètera toute l’électricité produite par cette centrale.

Le gouvernement a indiqué qu’il envisage de construire trois centrales nucléaires, d’une capacité totale d’environ 5 000 mégawatts, qui seront opérationnelles en 2012, dans le but de prévenir une éventuelle pénurie d’énergie, et de réduire la dépendance à l’égard de l’étranger pour les approvisionnements énergétiques. Mais le plan et l’emplacement possible de l’un des réacteurs ― Sinop, une côte de la Mer Noire ville 435 kilomètres (270 miles) au nord-est d’Ankara ― a déclenché les protestations des résidents et des écologistes. « Nous estimons que les investisseurs commenceront la construction l’année prochaine, et ― en estimant que cela va prendre cinq ans ― la production, sera effective dans le courant de 2013 ou 2014 », a déclaré Okay Cakiroglu, président du TAEK.

Passant outre les objections issues des partis d’opposition et des mouvements écologistes, le Parlement turc a adopté ce mois-ci, le projet de loi fixant le cadre juridique du pays, la première des centrales nucléaires, l’exploitation des centrales nucléaires et de la vente de l’énergie. Les parlementaires ont modifié plusieurs dispositions techniques figurant dans le projet initial, auquel l’ancien président Ahmet Necdet Sezer a opposé son veto au mois de mai. La semaine dernière, le président Abdullah Gül a approuvé le projet de loi. Celui-ci autorise le ministère de l’énergie à poursuivre et à finaliser l’appel d’offres pour la construction de centrales nucléaires et à se prononcer sur leur capacité et leur emplacement.

Le conseil des ministres se prononcera sur la création d’une société publique pour établir et exploiter une centrale électrique à l’intérieur et hors du pays, et vendre l’électricité produite dans cette centrale. Des entreprises privées pourront posséder des parts dans cette entreprise publique. La loi garantit que l’État achètera la production pendant quinze ans. Le projet de loi prévoit également que des institutions publiques construisent les installations s’il n’y a pas d’investissements privés. Guler a déclaré que bien que le gouvernement préfère le secteur privé à entreprendre le projet, une société d’économie mixte, ou la construction par le secteur public seul pourrait aussi être envisagée.

Il s’agit de la cinquième tentative d’Ankara pour lancer un programme nucléaire. La plupart des précédents efforts ont échoué pour des motifs écologiques (d’autant que la Turquie est située dans une zone sismique), mais cette tentative a beaucoup plus de chances de réussir parce que le monde qui entoure la Turquie a considérablement changé depuis ― et parce que la Turquie est en train de changer avec lui.

La Turquie avait annulé le plan précédent, prévoyant de construire une centrale nucléaire, en juillet 2000, au milieu des difficultés financières et des protestations des écologistes, en Turquie mais aussi chez ses voisins grecs et chypriotes.

Le projet de loi a été considéré comme un grand pas vers le « club du nucléaire pacifique », mais les experts disent que cela peut se traduire par des dividendes militaires, à l’avenir.

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Sources

Source : « The New Anatolian », 30 novembre 2007

http://www.thenewanatolian.com/tna-...

Traduction pour TE : MG

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