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Turquie : Un nouveau descendant de Mevlâna est né

mercredi 8 août 2012, par Nathalie Ritzmann

Hz Mevlâna Muhammed Celâl-ed-Din Rûmi, père spirituel de la confrérie des derviches tourneurs - les mevlevis - et plus grand poète mystique de tous les temps, s’est éteint à Konya le 17 décembre 1273 laissant deux fils derriere lui.
La descendance en ligne directe n’a cessé de s’étoffer jusqu’à aujourd’hui et un nouveau garçon vient de naître le 1er août 2012. La famille Çelebi est une des plus vieilles familles au monde et inclut 26 générations... Même si un arbre généaologique existe, il n’est guère possible de connaître la totalité des membres de la famille...

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Azra, Mehmet, Can Ata et Mina

Le petit dernier porte le double prénom de Can Ata (signifiant vie et ancêtre), est le fils d’Azra et de Mehmet Kumcoğlu et 24e arrière petit-fils de Mevlâna. Azra est elle-même la fille d’Esin Çelebi-Bayru, Vice-Présidente de la Fondation Internationale Mevlâna.

Etre un ou une arrière-petite-fille de Mevlâna, qu’est ce que cela change au quotidien me suis-je déjà souvent posée la question... Même si je pense avoir une infime partie des réponses, c’est finalement ce qui m’est venu à l’esprit lorsque j’ai revu Azra et Esin.

Si cette dernière a une notoriété publique très large du fait de ses fonctions, ses enfants (2 filles) et ses petits-enfants (2 filles et à présent Can Ata) ont la vie de « madame tout le monde » ou presque...

A ma question si par rapport à Mevlâna, à sa philosophie, un enseignement particulier était fait aux enfants, Azra répond : « Non, nous ne leur apprenons rien de spécial, nous vivons ensemble. Par exemple, j’ai commencé à emmener Mina, ma fille, voir des sema et ensuite, en grandissant, lui demanderai de s’asseoir en silence durant les sema, d’écouter, de regarder, d’être curieuse... »

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Esin et ses 3 petits-enfants

Esin Çelebi poursuit : « En temps normal, les règles mevlevi et celles d’une éducation turque habituelle sont de toute façon les mêmes. Nous éduquons nos enfants selon leur âge et de la même façon que sont élevés les enfants dans les familles turques. Mais chez nous, on parle beaucoup plus de Mevlâna et des mevlevis et les enfants apprennent en vivant au quotidien... »
« Quelles que soient les questions posées, nous répondons systématiquement sur tous les points et nous efforçons de leur expliquer en fonction de leur âge respectif. Ils reçoivent et accueillent normalement leur environnement. Lorsqu’ils voient des derviches tourner, il ne sont pas surpris car ils les voient dès leur plus jeune âge et représentent une partie de leur vie. » explique-t-elle également.

Je lui demande : « Pour vous, la situation est peut-être un peu différente puisqu’en tant que Vice-Présidente de la Fondation Internationale Mevlâna, vous apparaissez dans les médias, alors que vos filles ont une vie plus normale, n’est-ce pas ? »

Azra répond tout d’abord : « Oui, c’est vrai et par rapport à nous, Mina est plus curieuse. Par exemple, Mina sait que sa grand-mère maternelle va à Konya et y reste de longues durées, nous lui avons expliqué pourquoi. »
Esin Çelebi précise : « Lorsque mes petits-enfants me voient à la télévision, ils sont curieux et demandent pourquoi je passe à l’antenne, qu’est-ce que j’explique et quand il y a des reportages dans les journaux nous les leur lisons et ils apprennent de là. C’est certain, pour les enfants c’est quelque chose d’attrayant et il faut beaucoup lire, étudier et travailler... »

Je tiens à remercier Azra et Esin Çelebi de m’avoir permis de réaliser ce reportage... et peut-être ainsi provoquer à nouveau la curiosité des enfants de la famille...

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