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 Articles 2004 - 2005
Les articles écrits ou traduits par les collaborateurs de Turquie Européenne, les articles publiés par la presse internationale inédits en langue française.
 
Marillac
Saturday 31 December 2005 - 31/12/2005
 
ANKARA, le 30-12-2005. Le juge turc a cassé, début décembre, la condamnation d’un organe de presse pour une caricature. Motif : il s’agit d’un jugement de valeur avancé sous forme humoristique, et non d’une atteinte aux droits de la personne.
Tayyip et Zapsu, © Evrensel, 5 avril 2004 La Cour de Cassation d’Ankara a rendu publics le 30 décembre 2005 les attendus et les motifs d’une décision qui devait la mener à casser le jugement d’un tribunal concernant le procès engagé par le premier ministre Recep Tayyip Erdogan contre l’auteur d’une caricature le concernant. Cette décision est appelée à faire jurisprudence dans toute une série de procès similaires comme plus largement en ce qui concerne la liberté de la presse et d’opinion en Turquie. 10 000 lires turques Un tribunal d’Ankara avait décidé le 5 avril 2004 de condamner le directeur éditorial du journal Evrensel Ismaïl Muzaffer Özkurt à verser 10 000 lires turques (6 500 euros) au premier ministre pour avoir diffusé une caricature le représentant chevauché de son plus proche conseiller, Hasan Cüneyd Zapsu, brides en main. La 4ème chambre de la Cour de Cassation a unanimement décidé le 11 décembre dernier de casser cette condamnation. Attendus et motifs de cette décision ont été rendus publics vendredi 30 décembre 2005 : « Il apparaît dans cet article que M. Cüneyd Zapsu, non partie au procès est en charge du développement des relations internationales de l’AKP (Parti de la Justice et du Développement, au gouvernement à l’heure actuelle, ndlr), que des critiques sont formulées en ce qui concerne cette politique étrangère et qu’en parallèle à un sujet de cette teneur est publiée une caricature représentant les rapports du plaignant avec son conseiller pour les affaires étrangères. En représentant le (...)
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Ismet Berkan , Marillac
Wednesday 28 December 2005 - 28/12/2005
 

Quotidien Radikal, le 28/12/2005
Turquie Européenne pour la traduction

Ismet Berkan, rédacteur en chef de Radikal revient en détail sur la question du procès de l’écrivain Orhan Pamuk dont l’avenir a été remis le 26 décembre dernier par la Cour de Cassation à une décision du ministère de la justice : cette jurisprudence ne concerne pourtant que les affaires dont les faits sont survenus sous le régime du précédent Code pénal. La question se pose de savoir ce qu’il convient de faire du nouveau et de ses dispositions liberticides, entrés en vigueur le 1er juin 2005, sur demande instante de l’Union Européenne.

L’arrêt rendu par la Cour de Cassation (lundi 26 décembre 2005, ndlr) sur la requête déposée par le ministère de la justice est on ne peut plus clair : pour ce qui est des délits commis avant le 1er juin 205 au titre de l’article 159 de l’ancien Code pénal, la règle de l’autorisation délivrée par le ministère reste de mise. C’est à dire que la réponse du ministère dans de nombreux procès y compris celui d’Orhan Pamuk, réponse selon laquelle « il convenait de s’en référer désormais au nouveau Code pénal » n’est pas fondée. A ce stade des évènements, dans le cadre du procès Pamuk qui connaît la plus grande médiatisation, le ministère de la justice se trouve confronté à un choix qui pourrait lui permettre d’échapper à une forte pression internationale. S’il le souhaite, le ministère peut en ne donnant aucune autorisation dans le sens d’une instruction du procès y mettre un terme définitif. La cohérence d’une telle mesure serait certes discutable : c’est-à-dire que du point de vue des politiciens et des bureaucrates européens pour lesquels l’indépendance de la justice doit être un principe plus cher qu’il ne l’est chez nous, une intervention politique dans un procès ne devrait pas être une bonne chose. [...] Quoi qu’il en soit, nous sommes désormais en face d’une alternative. Et nous verrons bien tous ensemble comment le ministre de la justice, Cemil Ciçek en tirera profit. Des concepts larges et confus Mais supposons qu’il ne délivre pas d’autorisation d’instruction et que le procès d’Orhan Pamuk n’ait plus lieu d’être, la (...)
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Marillac
Wednesday 28 December 2005 - 28/12/2005
 

Quotidien Radikal - Istanbul, le 27/12/2005
Turquie Européenne pour la traduction

169 journalistes, écrivains, artistes et universitaires turcs ont décidé de réagir au procès intenté contre Orhan Pamuk. Dans une déclaration commune, ils appellent à l’abrogation des articles 301 et 305 du nouveau Code pénal.

Suite au lancement du procès d’Orhan Pamuk pour « insulte à l’identité nationale turque », un collectif de 169 écrivains, artistes, journalistes et universitaires a décidé de réagir. En tête des signataires se trouvent notamment deux des plus grandes plumes de la littérature turque contemporaine : M. Yachar Kemal et Mme Adalet Agaoglu. Tout en critiquant les attaques dont a été victime Orhan Pamuk, il est demandé l’abrogation de l’article 301 prévoyant les peines pour « insulte à la République, au gouvernement, à l’armée et à l’identité turque » comme de l’article 305 censé punir « tout ce qui pourrait être utile à des actions entreprises contre les intérêts nationaux fondamentaux. » « Que cessent ces procès » Dans cette déclaration publiée suite à la multiplication récente des procédures engagées au titre de l’article 301 du nouveau Code pénal, les positions des ministères de la justice et de l’intérieur ont aussi fait l’objet de critiques. « Nous tenons à exprimer nos craintes face à ce que nous considérons comme un coup grave porté au processus de démocratisation de notre pays, à savoir le procès intenté à Orhan Pamuk ainsi que les agressions dont il a été victime à la suite de la première session. Ce sont des réactions similaires qui se sont manifestées un peu auparavant dans le cadre d’une exposition tenue les 6 et 7 septembre derniers comme lors de ce qu’il est convenu d’appeler « la conférence sur la question arménienne ». Nous condamnons le ministère de la justice pour avoir permis que de tels procès puissent s’ouvrir (...)
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Marillac , Murat Belge
Monday 26 December 2005 - 26/12/2005
 

Question arménienne, question kurde, question démocratique : l’historien et chroniqueur Murat Belge revient pédagogiquement sur les vertus d’une histoire critique dont la Turquie a trop longtemps été privée.

Quotidien Radikal, le 24/12/2005

[...] A droite comme à gauche, qu’on l’écrive ou qu’on le dise, il y a une chose qui ne cesse de se répéter ces derniers temps en Turquie : pour faire court, on dit que certaines personnes « insultent et calomnient la nation. » Ceux qui répètent ce motif à l’envi s’empressent d’ajouter avec force refrains menaçants qu’il n’est pas question de se laisser insulter, qu’il n’est pas question d’en donner le droit à quiconque. Et au fil de ces prises de position voit-on la question suivante pointer le bout de son nez : « notre peuple est-il si méchant que cela ? » ; question du genre de celles qui contiennent déjà leur réponse. Je peux comprendre que parmi ceux qui prononcent de tels discours il y en ait qui croient sincèrement à ce qu’ils disent. Il en est d’autres qui eux s’expriment ainsi avec un certain sens tactique. Il est d’ailleurs très clair que ceux qui incitent au meurtre ou au lynchage sur la base du « puisqu’ils insultent la nation, celle-ci détient le droit de les punir » profitent de cette situation dans le cadre de leur stratégie globale. Qui sait combien de fois je l’ai déjà dit mais je le répèterai encore. En ce qui me concerne, je ne peux pas qualifier d’un seul attribut d’immenses concepts comme ceux de nation ou de société, parce que je ne crois pas qu’une telle démarche soit valable et recevable. « Les Turcs sont bons, les grecs sont mauvais », ou bien l’inverse sont des propositions qui n’ont aucun sens. Je n’ai aucun doute au sujet du génocide commis en Allemagne. Les responsables d’une tel acte (...)
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Marillac , Mehmet Ali Birand
Saturday 24 December 2005 - 24/12/2005
 
Editorialiste et homme de télévision, Mehmet Ali Birand revient sur le procès de l’écrivain Orhan Pamuk en livrant les réflexions que lui ont inspirées quelques échanges avec le ministre de la Justice. Quotidien Hürriyet, le 22-12-2005
J’ai eu hier l’opportunité de côtoyer assez longuement notre ministre de la Justice, Cemil Ciçek. Nos regards sur le procès d’Orhan Pamuk ne sont pas différents sur le fond. Pour ce qui est de la forme en revanche nous sommes en opposition complète. Mais à force d’écouter le ministre, je dois reconnaître qu’il est difficile de ne pas lui donner raison sur certains points. Mardi dernier, dans le cadre de la série de rencontres intitulée « l’Europe anatolienne » lancée par le groupe de presse Dogan, nous nous trouvions dans la ville d’Eskisehir. Nous étions les invités de l’Université et de la chambre d’Industrie de cette ville. Le ministre de la Justice Cemil Ciçek devait nous accompagner tout au long de cette journée. Cemil Ciçek se trouvant parmi nous comment aurait-il été possible de ne pas parler du procès Pamuk ? Et de fait, presque toutes les discussions ont tourné autour de cette question. « Un processus de transition » A mesure que le ministre s’exprimait, j’ai compris combien nos avis sur la question divergeaient. Son monde est effectivement totalement différent du mien. En approchant cette question d’un point de vue politique et avec la pleine maîtrise de tous les détails techniques, son regard ne peut que différer. Il est d’ailleurs en lui-même cohérent. Quant à nous, ma foi, nous n’y jetons qu’un regard très général. Nous nous insurgeons contre le fait qu’un homme soit traîné en justice pour avoir exprimé une opinion personnelle. Quant à Cemil Ciçek, il déclarait en ces termes : « Montrez-vous un (...)
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Marillac , Murat Belge
Wednesday 21 December 2005 - 21/12/2005
 

Murat Belge, professeur d’histoire et homme de lettre turc engagé depuis des décennies dans la lutte démocratique en Turquie revient sur les évènements auxquels a donné lieu l’ouverture du procès d’Orhan Pamuk à Istanbul le 16 décembre dernier.

© Radikal, le 18-12-2005
© Turquie Européenne pour la traduction

Ces derniers jours, nous avons été les témoins d’un procès qui s’est déroulé à Istanbul dans la circonscription de Sisli (le procès de l’écrivain Orhan Pamuk pour insulte à l’identité nationale turque, ndlr). Impossible de ne pas être au courant. Mais au-delà de ce procès ce sont plein d’autres choses dont nous avons pu être les témoins. Des choses qui, par ailleurs, sont bien plus intéressantes que le procès lui-même. Parmi les choses visibles figurent inévitablement les sujets liés au fait de savoir comment ce procès a commencé et comment on en est arrivé là où nous en sommes aujourd’hui. Mais comme ce sont des thèmes suffisamment connus, il n’est pas nécessaire de s’y appesantir à nouveau. Le comportement de notre ministère de la Justice dans ce procès et dans bien d’autres qui lui ressemblent relève également des faits bien connus. En disant la même chose de la police nous pourrions rapidement fermer ce chapitre ; mais si cet article était appelé à des poursuivre de la sorte il finirait par s’apparenter à cette histoire de Nasreddin Hoca intitulée « que ceux qui savent racontent à ceux qui ne savent pas ». C’est pourquoi aussi connus soient-ils, ces sujets méritent qu’on en dise quelque chose. Vendredi matin, tous les journaux évoquaient « l’impuissance » de la police. Ce qu’il ressortait du traitement de l’information par diverses chaînes de télévision n’était guère différent. Soit, mais la police a-t-elle été véritablement « impuissante » ? Cela n’est tout simplement pas possible. La police est dotée de suffisamment (...)
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Ismet Berkan , Marillac
Monday 19 December 2005 - 19/12/2005
 
Ismet Berkan, rédacteur en chef du quotidien Radikal (centre-gauche), revient sur le procès qui tient la une des actualités turque et turco-européenne ces derniers jours : Orhan Pamuk, écrivain turc de réputation internationale, est jugé pour diffamation publique de la « Turcité » ; il avait reconnu le massacre d’un million d’Arméniens et la mort de 30 000 Kurdes dans une interview donnée à la presse étrangère. Point de vue d’un journaliste sur l’état des libertés publiques en Turquie.
© Radikal 17-12-2005
© Turquie Européenne pour la traduction
Pourquoi sommes-nous en train de juger Orhan Pamuk ? Pour une raison toute simple : parce qu’il a usé de sa liberté d’expression. J’ai été jugé une fois selon l’article 159 de l’ancien Code pénal et j’ai été relaxé. Je n’ai pas encore tâté de l’article 301 du nouveau code et j’espère bien qu’il n’en sera rien. Mon opinion n’a pas changé depuis : il est nul besoin de dispositions prévoyant des peines de prison pour préserver l’Etat, sa Justice et ses forces de sécurité de possibles « insultes ». Si une personne injurie ou diffame une autre personne qui cherche à se protéger par l’article 301 ou anciennement le 159, le lieu d’une telle procédure n’est pas une cour pénale mais un tribunal civil. Ce genre de procès n’a pas besoin d’être public ni d’être conduit par un procureur : la personne ou l’institution estimant être victime d’injure ou de diffamation entame une procédure en indemnisation / diffamation. Point à la ligne. Dans le procès d’Orhan Pamuk, il existe au moins une personne estimant avoir été victime de diffamation et qui, pour cette raison a porté plainte auprès du ministère public : c’est l’écrivain et journaliste Altemur Kiliç. Il a souhaité lors de la session d’hier se constituer en partie civile contre Orhan Pamuk. Nous aurions pu souhaiter qu’il lance directement une procédure contre Pamuk : encore aurait-il fallu qu’il en eût la possibilité, ou plus exactement qu’il n’existât pas d’alternative à cette possibilité. A ce moment, personne n’aurait accusé la Turquie de porter atteinte à la liberté d’expression ; et (...)
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Marillac
Saturday 10 December 2005 - 10/12/2005
 
De Defensa.org - 29 novembre 2005.
Lien de l’article : http://www.dedefensa.org/article.php ?art_id=2204
A propos de De Defensa et de son fondateur Philippe Grasset http://www.dedefensa.org/apropos.php
Boycottée par les pays arabes sur sa plate-forme Euromed, snobée par Téhéran, critiquée par les Russes dans son "partenariat stratégique", l’UE tente de se rassurer avec la formulation d’une politique dite de voisinage ; une zone auprès de laquelle elle ne dispose d’aucune consistance stratégique. A la lumière de l’exemple russe examiné par De Defensa, les réalités de la tartufferie stratégique que d’aucuns cherchent à vendre à des "partenaires privilégiés"... Fin 2007, l’accord de “partenariat stratégique” entre la Russie et l’UE vient à terme. Les négociations pour son éventuelle extension vont commencer. Le climat pourrait bien être détestable. Des échos nous montrent une exaspération grandissante du côté russe. L’écho principal pour ce propos vient d’un séminaire moscovite le 22 novembre. Dans cette réunion un peu fermée (semi-confidentielle), où quelques participants européens furent invités d’une façon assez imprévue vue la teneur des sujets discutés - à moins qu’il se soit agi d’une forme indirecte d’information, sinon d’avertissement? - deux rapports sur les relations russo-européennes furent discutés. Le premier était de peu d’intérêt, exposant une position pro-occidentale classique des milieux capitalistes russes et d’autres milieux liés aux processus économiques et financiers capitalistes. Le second, d’un centre de réflexion proche du pouvoir, était beaucoup plus intéressant, - d’abord parce qu’il exposait, justement, une appréciation proche du sentiment général existant dans la direction russe aujourd’hui. Des (...)
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Haluk Sahin , Marillac
Wednesday 30 November 2005 - 30/11/2005
 

Chargé d’enseignement à l’Université Bilgi d’Istanbul, homme de télévision et spécialiste en sciences de la communication, Haluk Sahin revient, dans les colonnes du quotidien Radikal, sur les récents évènements politiques et sociaux qui ont marqué la Turquie au mois de novembre. Un discours sans concession, un avertissement sérieux aux pyromanes de tous bords. Dans la perspective de l’élection présidentielle de 2007 en Turquie, la France perd le privilège d’un regain des luttes d’intérêts partisans et des débats éculés comme autant d’appels du pied à des secteurs bien ciblés de l’électorat. Et l’un de jouer sur la corde conservatrice religieuse, l’autre sur celle du prurit que constitue toujours la question kurde... Dans la stricte logique de ces crises mimétiques où s’échauffent les susceptibiltés identitaires des masses populaires, ce sont sans cesse les mêmes boucs émissaires qui sont exhibés : en l’occurrence ici, l’Occident dans une attitude paradoxale pour la Turquie qui s’en revendique tout en s’en défiant.

© Radikal, le 18/11/2005
© Turquie Européenne pour la traduction

Entre la Turquie et l’Occident, c’est à une joyeuse pollution de l’atmosphère que nous assistons. Les évènements de ces derniers jours n’ont d’ailleurs pas peu contribué à aggraver ce climat pollué, voire à l’aggraver en des proportions dangereuses et menaçantes. En fait, vous savez parfois ces émanations nocives de la centrale de Yatagan, et bien c’est à peu près la même chose.... Le côté déplorable de l’affaire, c’est que cette pollution soit parvenue à un degré très probable de « prolétarisation » et « d’arabesquisation » . L’attitude sévère et (partiale ?) que la FIFA, suite aux sinistres événements que nous avons vécu à la fin du match contre la Suisse, a pris à l’ encontre de la Turquie nous est dès à présent servi dans le cadre d’un classique :« l’Occident notre ennemi ». Et ça ira en s’échauffant. C’est ainsi : nous ne sommes en rien coupables, c’est l’Occident qui nous a pris pour cible ! « Au diable, l’Occident ! » Si la FIFA et l’UEFA en venaient à interdire la Turquie de participation à des tournois à venir, cette attitude nous lancerait alors comme une blessure purulente pendant des années. Je ne parle pas ici de l’atmosphère politique mais de l’ambiance culturelle (civilisationnelle ?) sans pour autant nier qu’elle ait aussi des répercussions politiques. L’attitude négative adoptée par l’UE à l’encontre de la Turquie depuis des années a convenablement préparé les esprits à une telle évolution. Les nationalisme et patriotisme actuels tentent d’ailleurs de prospérer sur ce terreau. Maintenant, Fatih Terim (sélectionneur (...)
Suite    
 
Gündüz Aktan , Marillac
Thursday 1 September 2005 - 01/09/2005
 
Marillac - Avrazya pour la traduction _ © Radikal - 31 août 2005 L’article sur Avrazya
Diplomate de carrière et conservateur kémaliste dans l’âme, opposé au plan Annan de réunification chypriote, Gündüz Aktan est un excellent connaisseur de la question. Petite et éclairante remise en perspective. Notre politique concernant Chypre et l’UE comme celle relative à la reprise du terrorisme du PKK( Parti des Travailleurs du Kurdistan) donnent l’impression d’une politique de faiblesse. Tenir le gouvernement AKP (Parti de la Justice et du Développement au pouvoir aujourd’hui en Turquie, ndt) pour responsable de cette situation ne serait pas juste. Cette politique étrangère de faiblesse poursuit, à de rares exceptions près, un destin placé sous le signe du démembrement de l’Empire ottoman. Papadopoulos (Président de la République chypriote, ndt) et Karamanlis (chef du gouvernement grec, ndt) viennent de se rencontrer afin de définir une tactique. Ils ne se réuniraient d’ailleurs pas pour définir une quelconque politique. Leur inaltérable politique est bien connue : l’Enosis (réunification de tous les peuples hellènes ; et donc l’unification de Chypre, ndt) à tout prix. Papadopoulos en explique la logique : la Turquie doit être maintenue dans l’orbite européenne. C’est-à-dire qu’en réaction à la déclaration politique attachée au protocole additionnel (au Traité d’Union Douanière entre la Turquie et l’UE signé en 1995 et étendu en juillet dernier aux dix nouveaux membres de l’UE dont Chypre : par une déclaration annexe, Ankara précisait que ce protocole ne valait pas reconnaissance de la République de (...)
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16 janvier 2010
La Turquie envoie de l’aide à Haïti
La Turquie a débloqué 695.000 euros et dépêché des secouristes et des vivres pour les sinistrés du séisme en Haïti, a indiqué samedi le ministère des Affaires étrangères. Trois avions militaires ont décollé samedi pour Haïti et un quatrième devait suivre dimanche, transportant 40 tonnes de vivres et équipements, ainsi qu’un hôpital de campagne,. Une équipe de 10 secouristes et une vingtaine de membres du personnel médical devaient se joindre aux opérations de secours, selon le ministère qui souligne que neuf secouristes turcs sont déjà sur place.

25 novembre 2009
Le Courrier de la Turquie N°10 - Octobre 2009
est disponible sur Turquie Européenne. Les anciens numéros sont également consultables dans la rubrique "la TÜSIAD communique".
- Voir

10 octobre 2009
Le Courrier de la Turquie N°9 - Septembre 2009
est disponible sur Turquie Européenne. Les anciens numéros sont également consultables dans la rubrique "la TÜSIAD communique".
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