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Ou l’intérêt de soutenir un des premiers partenaires économiques de la France !
Résumé d’une compte rendu de 226 pages des publications des missions économiques, intitulé : Exporter en Turquie.
Date de Rédaction : 01/05/2004
Au dernier tiers du XXe s., la Turquie a connu une situation de crise économique chronique, due à l’instabilité politique et à l’endettement de l’État et des holdings, débouchant en février 2001 sur une grave crise financière, imposant un 18e accord de stand by avec le FMI sur une période triennale (2002-2004). D’où une politique d’austérité salutaire, gel des dépenses publiques, notamment sur l’investissement, contrôle de la création monétaire, instauration d’une banque centrale indépendante, passage à un régime de change flottant, et réforme du système bancaire. Arrivé au pouvoir en novembre 2002, l’AKP [1] , parti « conservateur démocrate », issu de la mouvance islamique, a confirmé cette orientation nouvelle, en l’amplifiant sur certains points.
Au plan des réformes structurelles, politique de désétatisation massive, de décentralisation, de dérégulation et d’ouverture internationale (libéralisation quasi totale des investissements étrangers).
Au plan macroéconomique, politique d’assainissement impulsée par le FMI, avec contraction des dépenses publiques, en limitant au minimum l’endettement nouveau de l’État et l’octroi de la garantie du Trésor sur les projets. Principal résultat : la désinflation, les prix à la consommation se situant autour de 10 % (contre 68,5 % en 2001).
Enfin, mise en uvre des réformes demandées par l’UE, sur les critères politiques de Copenhague, ou sur l’harmonisation du droit économique, en vue d’obtenir du Conseil européen de décembre 2004 l’ouverture de négociations d’adhésion en 2005. Le (...)
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