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"Le nationalisme est une maladie infantile. C'est la rougeole de l'humanité." (Albert Einstein)

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 Archives —> 2003
 
Henri Tincq
mercredi 18 décembre 2002 - 18/12/2002
 
Analyses et forums
Le Monde
Il ne fait pas bon, par les temps qui courent, se prétendre simple fidèle, musulman pieux, régulier dans ses observances, accomplissant son devoir pendant le mois de ramadan et après. Massacres à Bali, à Mombasa, attentats-suicides à Jérusalem, procès d’islamistes à Paris : il ne se passe guère de jour sans que le flot des nouvelles ne renvoie au croyant l’image d’un islam coupable, agressif, meurtrier. A force d’amalgames, l’islamophobie n’a sans doute jamais atteint un tel niveau d’intensité. Les responsables musulmans modérés ont beau dire et répéter qu’aucune cause, si noble soit-elle, ne saurait jamais justifier un tel déchaînement de violences, la distinction qu’ils font entre le "véritable islam" de concorde, de tolérance, de paix et l’islamisme, pathologie perverse et infantile de l’islam, semble à l’opinion de moins en moins pertinente et convaincante. Tantôt l’islam est la "cinquième colonne" qui déstabilise les institutions laïques (Le Figaro Magazine du 19 octobre), tantôt il bénéficie de l’"indulgence extrême" des médias. Les islamologues sont traités de "médiatiques dandys", et l’Etat, qui tente d’organiser la communauté musulmane en France, est jugé coupable de "sacrifier les grands principes de la laïcité sur l’autel du communautarisme" (Agnès Devictor dans Le Monde du 4 octobre)."Le mauvais islam n’est que la version guerrière d’une loi coranique dans laquelle aucune autorité islamique reconnue n’a installé ses garde-fous" (Claude Imbert dans Le Point du 26 septembre). Islamophobie méritée, (...)
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Charlotte Rotman
mercredi 27 novembre 2002 - 27/11/2002
 
Libération
Les membres d’une association d’immigrés turcs de Paris : Tôt ou tard, la Turquie fera partie de l’Union européenne. Ils en sont convaincus. Réunis hier soir pour l’inauguration d’un nouveau local de l’association Acort (Assemblée citoyenne des originaires de Turquie, qui regroupe des immigrés de longue date plutôt laïques), dans le Xe arrondissement parisien, les convives d’origine turque sont unanimes. « L’Europe finira bien par l’accepter, car la Turquie peut être un excellent laboratoire pour les Occidentaux et leur apprendre comment s’entendre avec un pays musulman », estime ainsi un avocat, ancien du barreau d’Istanbul, installé en France depuis vingt ans. La déclaration de Valéry Giscard d’Estaing, pour qui « la capitale de la Turquie n’est pas en Europe » (lire pages 2 et 3), n’a pas vraiment blessé les proches de l’association. Sevinç, 30 ans, regrette juste « les arguments fallacieux » qu’elle a entendus ici et là. Cette Française, dont les deux parents d’origine turque sont également français, dit « on » pour parler de son pays d’origine. « On est déjà dans l’Europe, ne serait-ce qu’au niveau économique, estime-t-elle d’un ton énergique. Et Chypre ? C’est un pays européen ? Et la Russie ? » Dans l’ensemble, les visiteurs installés autour d’un buffet turc appétissant pensent que l’ancien président de la République a eu le mérite d’énoncer les choses clairement. « Il a eu le courage de dire ce que les hommes politiques occidentaux pensent profondément », reconnaît un participant. C’est-à-dire que le véritable (...)
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Marc Semo
mercredi 27 novembre 2002 - 27/11/2002
 
Libération
La Turquie paie son poids démographique et sa religion. « Nous dépendons totalement de l’UE pour notre politique commerciale, sans pouvoir participer à la prise de décisions. » Les autorités d’Ankara es sondages sont unanimes : près de 80 % des Turcs souhaitent l’entrée de leur pays dans l’UE. Ce pourcentage d’euro-enthousiastes reste beaucoup plus important que dans la plupart des autres pays candidats. Fortes du soutien de l’opinion publique et de la légitimité d’une reconnaissance dès 1963 par la CEE de la « vocation » de la Turquie à intégrer un jour le club, les autorités d’Ankara pressent pour obtenir une date de début des négociations d’adhésion. Mais les Turcs sont 68 millions et, à 98 %, musulmans. D’où l’embarras croissant d’une partie des Européens à admettre un pays limitrophe de zones hautement instables comme le Caucase ou le Moyen-Orient. L’avenir européen de la Turquie, pourtant pilier depuis un demi-siècle du flanc sud-est de l’Otan, a ainsi déchaîné un débat passionné sur les frontières de l’Europe comme sur les fondements de son identité culturelle. Pieds dans le plat. Début novembre, Valéry Giscard d’Estaing, président de la convention chargée de préparer l’Union élargie, a mis les pieds dans le plat, en affirmant que « la Turquie n’est pas un pays européen ». Son mérite fut de clamer ce que beaucoup murmurent dans les couloirs de l’UE. Depuis, le débat fait rage et divise les grandes familles politiques européennes. Les gouvernements, eux, s’en tiennent à une position officielle de façade, affirmant (...)
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Ragip Duran
vendredi 22 novembre 2002 - 22/11/2002
 
Libération
La politique européenne d’Erdogan séduit tout le pays. Grand vainqueur des élections législatives du 3 novembre, Recep Tayyip Erdogan, leader des islamistes modérés du Parti de la justice et du développement (AKP), a entamé une grande tournée dans les capitales de l’UE pour affirmer sa stature européenne. Les résultats en sont encore incertains, mais cette opération séduction fonctionne déjà à fond au niveau de son opinion publique. Concessions. Sur les sujets les plus délicats dans les relations avec les Quinze, il a complètement changé la politique traditionnelle d’Ankara. Sur Chypre, notamment, il s’est montré prêt à des concessions majeures pour résoudre la question de cette île toujours divisée depuis l’intervention en août 1974 des troupes turques. « Cessons d’enfoncer nos têtes dans le sable », a lancé Erdogan, convaincu qu’un compromis sur Chypre facilitera l’adhésion de la Turquie à l’UE. La majorité de l’opinion publique le soutient. « Erdogan a déclaré avec beaucoup de courage que le roi était nu », a écrit jeudi le grand quotidien populaire Sabah (centre droit). A l’exception du quotidien Cumhuriyet, (républicain, souverainiste et plutôt eurosceptique), l’ensemble de la presse écrite, y compris ceux qu’inquiétait l’islamisme des dirigeants de l’AKP, saluent les efforts et la performance d’Erdogan. Davud Dursun, du quotidien Yeni Safak (proche de l’AKP), a qualifié la campagne diplomatique d’Erdogan de « révolution » alors que Taha Akyol de Milliyet (centriste) croit que l’AKP « en libéralisant le port du (...)
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Kemal Dervis
mercredi 13 novembre 2002 - 13/11/2002
 
Le Monde
Juin dernier, Istanbul. Plus de mille jeunes entrepreneurs européens sont réunis au Palais des congrès, qui surplombe le Bosphore. Dans mon discours d’introduction, je parle de la merveilleuse aventure de l’intégration européenne, à laquelle nous allons contribuer. Au premier rang, deux belles jeunes femmes, debout, se tiennent par la taille. L’une m’interrompt en lançant : « Je suis française et elle est allemande. Nous sommes ensemble et plus jamais nous ne ferons la guerre. » Je suis ému. L’Europe, ce n’est pas seulement les directives de Bruxelles, si nécessaires soient-elles. Ce doit être aussi, et surtout, l’émotion créatrice des peuples qui construisent le nouveau monde du XXIe siècle. L’avenir dépassera toujours notre imagination. La paix reste menacée, la chute du mur de Berlin ne nous a malheureusement pas apporté la sécurité tant attendue. Construire l’Europe, c’est aussi construire l’avenir du monde. Sera-ce un monde où des superpuissances régionales essaieront de reproduire à grande échelle l’Etat-nation du XIXe siècle, et ces Etats s’affronteront-ils en s’appuyant sur des réflexes identitaires issus du Moyen Age et des guerres de religion ? Ou sera-ce un monde où l’intégration régionale permettra la coopération et la gestion de la mondialisation au profit du bonheur humain ? Istanbul, la Byzance et la Constantinople d’antan, capitale de l’Empire romain d’Orient puis de l’Empire ottoman, est redevenue, depuis la disparition du rideau de fer, la capitale économique et commerciale de l’Europe du (...)
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Bernard Guetta
jeudi 15 août 2002 - 15/08/2002
 
Un message de Turquie
L’Express
L’Europe le voulait, Ankara l’a fait. Pour que l’Union l’accueille, pour qu’elle lui fixe une date de négociations sur sa demande d’adhésion, la Turquie vient d’abolir la peine de mort, d’assouplir ses lois sur la liberté d’expression et d’autoriser l’usage du kurde dans l’enseignement et les médias. Elle l’a fait alors même que son économie est en si mauvais état et sa coalition gouvernementale si éclatée que le Parlement a décidé d’avancer les élections au 3 novembre prochain. La Turquie a ainsi réaffirmé son unique certitude. Droite ou gauche, libéralisme ou Etat-providence, elle ne sait ni où elle va ni ce qu’elle veut, mais ses partis comme les deux tiers de ses citoyens sont convaincus qu’il leur faut, un jour, faire partie de l’Europe. C’est une ambition vieille de plus d’un siècle. Des dernières décennies de l’Empire ottoman à ces premiers pas vers les normes politiques européennes, de la laïcité imposée par Atatürk aux accords douaniers passés avec Bruxelles, il y a cent cinquante ans que la Turquie veut s’inscrire dans un continent qui lui a pourtant ravi le monde arabe avant d’en être lui-même chassé. Les raisons en sont profondes. Les Turcs ont choisi l’Europe parce qu’ils voulaient s’accrocher à la locomotive occidentale et n’avaient plus d’avenir dans le reste de l’islam. C’est un tropisme fait de fascination culturelle et de raison d’Etat, une passion nationale, mais l’Europe, devant cette flamme, a des timidités de jeune fille. Elle hésite à s’engager. Tous les gages d’amour lui sont donnés. Elle (...)
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AFP
mercredi 24 avril 2002 - 24/04/2002
 
L’Express - 23/04/2002
Hrant Dink dirige un journal arménien. Son but : rendre sa fierté à sa communauté. Et s’il est critique envers les autorités d’Ankara, il l’est aussi envers la diaspora. "Qu’est-ce qui est le plus important pour la Turquie ? Qu’elle se démocratise ? Ou qu’elle reconnaisse le génocide arménien ?" interroge Hrant Dink, directeur de la rédaction d’Agos, un hebdomadaire arménien publié depuis six ans à Istanbul. Cette question obsède ce petit homme bouillonnant de 49 ans, qui mène une véritable révolution culturelle au sein de la communauté arménienne de Turquie. Le mois dernier, pour la première fois après vingt ans d’attente, il a enfin été autorisé à se rendre à l’étranger. Son nouveau passeport lui a permis de participer à un congrès sur les relations turco-arméniennes organisé à l’université du Michigan. En compagnie de plusieurs personnalités telles que l’historien Vahakn Dadrian, Taner Akçam et Richard Hovhannisyan, le journaliste yturc Cezngiz Candar ou le politologue Baskin Oran. "J’ai été impressionné par tous ces intellectuels, confie le patron d’Agos. Je voudrais qu’ils viennent en Turquie, qu’ils voient comment nous vivons ici, qu’ils discutent avec des universitaires turcs." Mais la plupart des historiens arméniens-américains hésitent à faire le voyage. Né à Malatya, capitale de l’abricot, blottie au coeur du plateau anatolien, passionnant et passionné, Dink se bat sur plusieurs fronts. Et c’est ce qu’il fait son originalité. Il n’appartient à aucune chapelle. Il n’a pas hésité, l’an passé, à venir, sur les (...)
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VideoSeZon’, Vidéo turque au Centre Pompidou,"Turquie et alors ?",Paris 29 mars 2010

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Rencontre jeune création"Feldstärke International"Paris, 28 mars-4 avril

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Exposition "Istanbul Transit" Paris,28 mars -24 avril 2010

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Expo "Ebru, reflets de la diversité culturelle en Turquie" 12mars-12 juin ,Lyon

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Poésie etMusique avec Istanbul Sessions à Cenon(33) le 20 mars

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16 janvier 2010
La Turquie envoie de l’aide à Haïti
La Turquie a débloqué 695.000 euros et dépêché des secouristes et des vivres pour les sinistrés du séisme en Haïti, a indiqué samedi le ministère des Affaires étrangères. Trois avions militaires ont décollé samedi pour Haïti et un quatrième devait suivre dimanche, transportant 40 tonnes de vivres et équipements, ainsi qu’un hôpital de campagne,. Une équipe de 10 secouristes et une vingtaine de membres du personnel médical devaient se joindre aux opérations de secours, selon le ministère qui souligne que neuf secouristes turcs sont déjà sur place.

25 novembre 2009
Le Courrier de la Turquie N°10 - Octobre 2009
est disponible sur Turquie Européenne. Les anciens numéros sont également consultables dans la rubrique "la TÜSIAD communique".
- Voir

10 octobre 2009
Le Courrier de la Turquie N°9 - Septembre 2009
est disponible sur Turquie Européenne. Les anciens numéros sont également consultables dans la rubrique "la TÜSIAD communique".
- Voir

 

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mardi 30 mai 2006
Pénalisation des lois mémorielles : les difficultés juridiques
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jeudi 4 mai 2006
20 mythes et réalités à propos de l’élargissement
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lundi 10 avril 2006
Les dossiers prioritaires de la Turquie
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lundi 3 avril 2006
L’accord de coopération entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République de Turquie dans le domaine de l’environnement
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mercredi 29 mars 2006
ÉLARGISSEMENT : Stratégie de préadhésion de la Turquie
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