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Géostratégie et géopolitique

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Gabrielle Angey
lundi 30 août 2010 - 30/08/2010
 
L’élection surprise de Fethullah Gülen, penseur, philosophe et leader religieux turc, comme penseur le plus influent de l’année par le magazine « Foreign Policy », en juin 2008, a montré au monde entier l’ampleur de son réseau social (550 000 votes en sa faveur ont été enregistrés par le site internet de la revue). Entre fantasme et réalité, le mouvement de Gülen, dont les membres tendent plutôt à se définir comme une école de pensée, a développé un réseau ayant désormais des ramifications internationales extrêmement importantes. Ce mouvement, doté d’un mode d’organisation moderniste, qui a poussé Bertrand Badie à parler de « néo-confrérie », est fort d’un réseau social qui s’étend désormais dans le monde entier. Il comprend une chaîne de télévision (Salmanyolu TV), un quotidien (Zaman), une fondation intellectuelle (Gazeteciler ve Yazarlar Vakfi - Fondation des Journalistes et Ecrivains), un syndicat patronal (TUSKON), une association humanitaire (KIMSE YOK MU), le tout articulé autour d’un réseau d’écoles de très bon niveau. En effet, l’un des mots d’ordre principaux de ce mouvement, « des écoles plutôt que des mosquées », a incité ses membres à ouvrir des écoles dans plus de 120 pays, même en France où le premier établissement a vu le jour, à Villeneuve-Saint-Georges, en banlieue parisienne, à la rentrée 2009. Après s’être étendu en Asie centrale depuis les années 90, il semble donc que ces « néo-nurcu » s’implantent désormais en Afrique subsaharienne avec des ouvertures d’écoles dans plus de 40 pays de la région, notamment (...)
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Ariana Ferentinou
Wednesday 30 June 2010 - 30/06/2010
 
One day at the end of October of 1989 - it must have been the 30th - I was standing inside one of the recording studios of the BBC, Bush House in London. In front of me a British studio manager was trying to control the sound coming out from a chaotic console. In front of him, behind the glass separation, two Turkish radio journalists from the BBC Turkish Section were broadcasting live. There was a lot of commotion in the room where I was standing. Two or three Turkish production assistants, all girls, were trying desperately to connect outside contributors to the studio via telephone lines. There was a lot of tension as it was the first mega-radio production of the Turks in the BBC... Commentators from Turkey – I can remember Sami Kohen, even Cengiz Candar were kept on line from Turkey to be connected to the studio. Those were the days of lower technology but probably higher professional fervor. Benni Ammar, a brilliant Arab Jewish journalist, then heading one of the large departments of the BBC, who was there, suddenly turned to me and asked: “Do you know what Başbakan means in Turkish?” “No, I said.” “Prime minister,” he said, and explained that “baş” means ‘head.” And he went on to ask: “Do you know what Cumhurbaşkanı means?” “No,” I replied. “President. Turgut Ozal is becoming Cumhurbaşkanı. Write it down. This is very important moment for the region.” My knowledge of Turkish was non-existent then, and I did not pay too much attention at Benny’s prophetic speculation. During those (...)
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Emine Kart
Thursday 17 June 2010 - 17/06/2010
 
The Cold War is over and foreign policy is not a zero-sum game. This sentence is the summary of what the Turkish capital has been tirelessly telling everyone in response to arguments and debates suggesting that Turkey has been moving away from the Western world because of inappropriate foreign policy moves on the part of the government. Most recently, US Defense Secretary Robert Gates joined those debates on Wednesday, suggesting that the European Union’s refusal to offer Turkey a swift accession process has partly caused Ankara’s foreign policy to shift and its relations with Israel to deteriorate. “I personally think that if there is anything to the notion that Turkey is, if you will, moving eastward, it is, in my view, in no small part because it was pushed, and pushed by some in Europe refusing to give Turkey the kind of organic link to the West that Turkey sought,” Gates told reporters in London. “We have to think long and hard about why these developments in Turkey [are occurring] and what we might be able to do to counter them and make the stronger linkages with the West more apparently of interest and value to Turkey’s leaders.” A more cooperative approach According to Stephen Kinzer, who served as The New York Times’ bureau chief in Turkey for four years from 1996, behind the friction between the United States and Turkey is a larger question about how to approach crises in the Middle East. “Turks are telling the US, ‘The Cold War’s over. You have to take a more (...)
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Marillac
mercredi 16 juin 2010 - 16/06/2010
 
L’émergence diplomatique actuelle de la Turquie est un fait, depuis peu, très visible. Par sa nouveauté même, elle sollicite, bouscule et interroge de vieilles grilles de lecture. Elle repose, et cette fois avec une acuité redoublée, la question de l’identité et du positionnement turcs : la Turquie, Orient ou Occident ? Pourtant, la question est mal posée : c’est ce que nous dit la nouvelle diplomatie turque. Prouvant par là même que le vieux dualisme identitaire européen est mort et insignifiant. Ou comment l’Europe invente son avenir sur ses marges… orientales. Avec ses positions sur le dossier nucléaire iranien mais plus encore avec celles tenues sur la question palestinienne et les relations avec Israël, le débat a été relancé de plus belle sur les orientations de la diplomatie turque. Encore plus sur les motivations qui pouvaient la sous-tendre, voire sur la nature de ce qu’était et devenait la Turquie. « La Turquie glisse à l’Est, revient vers le Moyen-Orient ». « La Turquie revient à ses origines orientales, renoue avec son passé, sa culture, son milieu naturel. » "La Turquie s’islamise. Repoussée par l’UE, la Turquie se retourne vers la fondation d’un club islamique et moyen-oriental." Dans ses excès, la caricature permet de tracer la pensée générale soutenant l’ensemble de ces réflexions : la Turquie aurait été un allié de l’Occident pendant des années, poussée par son armée dans cette direction, mais elle basculerait aujourd’hui pour revenir à ce qui lui convient par nature, à savoir une (...)
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Yavuz Baydar
Wednesday 16 June 2010 - 16/06/2010
 
Certainly, much of it has to do with perceptions and denial. Just as the majority of Greeks still do not seem to understand the true meaning and impact of the economic crisis, the majority of the Israeli people show the same pattern. They are unable to grasp the fact that the current Gaza blockade has become unsustainable and that their government’s systematically invasive policies of dealing with the Palestinian issue are undermining the West’s vital interests in the region. Societies take their own time to change their minds. Let us leave them alone for more reflection and turn to the ongoing blame game and propaganda activities at the diplomatic level. As predicted, the ball is in Washington’s court. With the dust settling after the violence at sea, the frustration is now turning against the Turkish government, apparently in an effort to force the Obama administration to make a choice between Israel and Turkey for their strategic cooperation in the region. Some voices from Europe — although tiny — blame Recep Tayyip Erdoğan and Ahmet Davutoğlu for their fiery rhetoric and choices of phrasing such as, “It is our Sept. 11” and “Hamas is not a terrorist organization.” Reports and private discussions we have had with sources all indicate that the anti-Turkish mood in the US capital is gaining strength. Nobody should deny that the powerful Israeli lobby — despite visible splits because of the Gaza incident — is doing its best to persuade the Obama administration not to change its (...)
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Marillac - Oral Çalışlar
mardi 15 juin 2010 - 15/06/2010
 
Alors que la politique étrangère turque traverse une période critique, la question kurde maintient son statut de question-clé quant à la démocratisation de la vie politique interne au pays. Oral Calislar interroge la pertinence d’une diplomatie globale qui, pour la Turquie, serait fondée sur une série de hiatus avec ses problèmes internes. Ou comment le statut de puissance émergente est-il également lié à une problématique démocratique. Le Premier ministre nous raconte, avec force sentiments, le meurtre barbare de Furkan par les commandos israéliens qui prirent le Mavi Marmara [navire de la flottille humanitaire envoyée à Gaza, NdT] de force. Et il sait trouver le mots. Je n’ai rien à dire. Mais au moment même où nous entendons de telles paroles, nous savons tous, que des milliers d’enfants kurdes sont retenus dans les geôles du Sud-est du pays. L’amendement législatif qui permettrait de garantir leurs droits ne parvient pas à passer le cap du vote à l’Assemblée. Le PKK poursuit ses attaques armées, les multiplie. Presque tous les jours, aux quatre coins du pays, nous connaissons les obsèques de soldats, qui plongent un peu plus le pays dans le chagrin. Au Sud-est, la pression sur les mouvements politiques kurdes ne cesse de croître. Les dirigeants du BDP [Parti pour la Paix et la Démocratie, pro-kurde, NdT] sont arrêtés, jugés. Et le Premier ministre de critiquer, à juste titre, la politique de double standard que l’Occident applique avec Israël et l’Iran. Il prodigue des avertissements très fondés (...)
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Baskın Oran
jeudi 10 juin 2010 - 10/06/2010
 
Il est un terme que les Etats-Unis ont spécifiquement inventé pour les Etats qu’ils n’apprécient pas : l’Etat voyou (rogue state). Le terrorisme d’Etat d’Israël a cette fois massacré des civils désarmés, dans les eaux internationales. Cela relève d’une sorte de judéo-fascisme, d’un acte de piraterie maritime. Devant l’ambassade d’Israël à Ankara, on m’a tendu le microphone. Et j’ai dit ceci : “je m’adresse à tous ceux qui sont à l’intérieur de l’ambassade. Aux membres de la délagation diplomatique. L’Etat d’Israël devrait être le dernier Etat à infliger ce qu’il inflige aux Palestiniens. Parce qu’en 1948, il fut fondé par des rescapés de la barbarie nazie, et maintenant, ne voilà-t-il pas qu’il use de la même barbarie avec les Palestiniens et tous ceux qui veulent parler au nom de ce peuple. C’est une chose à peine croyable. Mais peut-être est-il une explication médicale : quand on cherche dans le passé de ceux qui s’en prennent à des jeunes garçons, on s’aperçoit que ce sont des personnes qui, dans leur enfance, ont connu les mêmes sévices que ceux qu’ils infligent. Voilà ce que j’avais à dire.” Une ressemblance avec la Bosnie mais... La politique palestinienne de la Turquie rappelle celle qu’Ankara menait dans les années 90 en direction de la Bosnie : sur une question dans laquelle ses intérêts n’étaient pas directement en jeu, elle avait pris une position très active, elle avait pris parti auprès des victimes bosniaques, elle avait marqué bien des points sur la scène internationale et n’avait subi aucune perte. Mais (...)
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Yavuz Baydar
Thursday 10 June 2010 - 10/06/2010
 
After the bloody incident at sea in the eastern Mediterranean, it is now time for reflection. Time spent lambasting Prime Minister Recep Tayyip Erdoğan for his continuous roaring about the government of Israel (much more than anything else) could be better spent on analyzing what is happening in terms of rethinking relations between Israel, Turkey and the US. Splits within the Israeli government, based on internal critique of the massacre, are a fact and, in the long run, may signal its collapse. Erdoğan, fully aware of the grave mistake in conduct by the Netanyahu cabinet, is keen on inflicting wounds on it in order to demolish whatever is left of its credibility. He aims either to force it revise its policies regarding Gaza or expose its stubbornness to the eyes of the world. It is part of his strategy, disguised by a loud, angry voice. Does this work internationally? According to the analysis of Hélène Flautre, the co-chairperson of the EU-Turkey Joint Parliamentary Committee, published yesterday in this paper, it does echo well within the EU, at least. “With this policy, Turkey is not steering away from the EU or the West. With this new foreign policy, Turkey is exhibiting an effective foreign policy that cherishes our common values. The alternative to this policy is to remain silent to the inhumane policy applied to Palestinians and to go on with Bush’s Iraq policy. This policy, glorified by Netanyahu, Barak and Lieberman, has failed, and lost the support of Europe (...)
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Chakri Belaid
mercredi 2 juin 2010 - 02/06/2010
 
Ankara veut devenir une puissance qui compte au Moyen-Orient. Une ambition qui ne date pas d’aujourd’hui. Pour ce faire, elle ne ménage pas ses efforts afin de stimuler ses relations diplomatiques, en particulier avec ses voisins musulmans, y compris les ennemis historiques d’Israël, son allié traditionnel dans la région... Si l’on n’est pas présent partout, cela revient à n’être présent nulle part. Telle semble être désormais la devise des dirigeants d’Ankara. La diplomatie turque, en effet, s’active partout depuis quelques années. Qu’il s’agisse de la visite en septembre 2008 du président Abdullah Gül en Arménie, pays avec lequel la Turquie n’a pas de relations diplomatiques directes depuis son indépendance en 1991. Qu’il s’agisse du rôle de médiateur que joue la Turquie entre la Syrie et Israël. Qu’il s’agisse de sa participation comme force de paix à la Finul (Force intérimaire des Nations unies au Liban) depuis octobre 2006. Ou encore de la visite à Ankara du leader du Hamas deux semaines après la victoire du mouvement islamiste aux élections générales, à un moment où il est mis au banc de la communauté internationale... Une même volonté s’exprime : cultiver une neutralité, tout au moins apparente, afin de devenir un interlocuteur incontournable pour la paix dans la région du Moyen-Orient. Puissance économique et militaire, située au confluent de différents ensembles, la Turquie dispose de sérieux atouts pour prétendre à un tel statut. Depuis leur prise de fonctions au gouvernement, les dirigeants de l’AKP ont (...)
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Chakri Belaid
mardi 1er juin 2010 - 01/06/2010
 
Entretien avec Pierre Razoux
En pleine crise des relations israélo-turques, surgissent une multitude d’interrogations : quelles sont les intentions de la Turquie à l’égard de son allié israélien ? Qu’en sera-t-il de leurs relations privilégiées ? Quelles peuvent être les conséquences d’un "irréparable" éloignement des deux alliés historiques sur les équilibres régionaux ? Répondant aux questions de Chakri Belaid, Pierre Razoux nous donne quelques clés de lecture. Pierre Razoux est responsable de recherche au collège de défense de l’OTAN et auteur de Tsahal – Nouvelle histoire de l’armée israélienne (Perrin, 2006). Comment interprétez-vous le dynamisme de la diplomatie turque ? Pierre Razoux : Il est clair que la Turquie semble déterminée à faire son retour au Moyen-Orient. Elle se réinvestit lentement mais sûrement, préférant le soft power au hard power, autrement dit la diplomatie, illustrée par son rôle de médiateur entre la Syrie et Israël, plutôt que l’intervention militaire et la force pure. Deux atouts le lui permettent : sa position géostratégique clé et le fait qu’elle soit désormais perçue comme un modèle par beaucoup de pays arabes, notamment par les pays du pourtour méditerranéen. Cette bonne image est à mettre au crédit de l’AKP [Parti au pouvoir depuis 2002 en Turquie] dont la présence apporte un équilibre des pouvoirs entre gouvernement et armée. À la fois proche du camp occidental car laïque, du moins dans sa Constitution, et dirigée par le parti islamiste AKP, la Turquie paraît dans une position privilégiée pour faire de la (...)
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Conférences Clio, Cycle : L’islam et ses contextes :"Anthropologie et Histoire", par Jacqueline Chabbi, Paris, 30 septembre, 7,14 et 21 octobre 2010

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Exposition"le bain turc et les traditions du hamam",Paris (CCA),23 septembre-23 octobre

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Rencontre avec le Centre Culturel Anatolie, Paris 9è,forum des associations,11 septembre

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Exposition de peinture à Paris(CCA) du 1 au 15 septembre

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Exposition les "1001 Inventions" à Istanbul jusqu au 5 octobre

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En bref

16 janvier 2010
La Turquie envoie de l’aide à Haïti
La Turquie a débloqué 695.000 euros et dépêché des secouristes et des vivres pour les sinistrés du séisme en Haïti, a indiqué samedi le ministère des Affaires étrangères. Trois avions militaires ont décollé samedi pour Haïti et un quatrième devait suivre dimanche, transportant 40 tonnes de vivres et équipements, ainsi qu’un hôpital de campagne,. Une équipe de 10 secouristes et une vingtaine de membres du personnel médical devaient se joindre aux opérations de secours, selon le ministère qui souligne que neuf secouristes turcs sont déjà sur place.

25 novembre 2009
Le Courrier de la Turquie N°10 - Octobre 2009
est disponible sur Turquie Européenne. Les anciens numéros sont également consultables dans la rubrique "la TÜSIAD communique".
- Voir

10 octobre 2009
Le Courrier de la Turquie N°9 - Septembre 2009
est disponible sur Turquie Européenne. Les anciens numéros sont également consultables dans la rubrique "la TÜSIAD communique".
- Voir

 

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mardi 30 mai 2006
Pénalisation des lois mémorielles : les difficultés juridiques
Suite 
 
jeudi 4 mai 2006
20 mythes et réalités à propos de l’élargissement
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lundi 10 avril 2006
Les dossiers prioritaires de la Turquie
Suite 
 
lundi 3 avril 2006
L’accord de coopération entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République de Turquie dans le domaine de l’environnement
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mercredi 29 mars 2006
ÉLARGISSEMENT : Stratégie de préadhésion de la Turquie
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