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Patrick Pesnot
mercredi 25 novembre 2009 - 25/11/2009
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Les Turcs l’ont appelé « l’Etat profond » ! Et l’expression dit bien ce qu’elle veut dire : pendant des années, il a existé en Turquie, dissimulé derrière les acteurs visibles de la vie publique, une structure secrète qui détenait la réalité du pouvoir et qui se trouvait dans les mains des militaires… L’armée turque, Monsieur X le rappelait la semaine passée, a en effet toujours joué un rôle éminent depuis l’accession au pouvoir du père de la Turquie moderne, Atatürk. L’armée qui, à la suite de l’un des nombreux putschs qu’elle a perpétrés, s’est même arrogé le droit constitutionnel d’intervenir dans la vie publique du pays dès lors qu’elle estimait que les principes républicains étaient menacés…
Cette toute puissance des militaires a été récemment battue en brèche par l’irruption dans l’arène politique des Islamistes du parti de La Justice mené par le Premier ministre Recep Tayep Erdogan… Un véritable bouleversement qui a permis, non sans difficultés, de mettre en lumière la réalité de ce mystérieux « Etat profond » mais aussi l’existence d’une vaste conjuration visant à restaurer le pouvoir des militaires, le complot Ergenekon… Ergenekon étant le nom d’une vallée asiatique légendaire d’où les premiers Turcs seraient sortis, guidés par une louve au pelage gris-bleu, afin de conquérir le monde.
Le complot Ergenekon se réfère donc aux mythes fondateurs… Il n’en a pas moins une véritable existence, celle d’une pieuvre où l’on retrouve pêle-mêle des généraux, les services secrets, la section turque de Gladio, l’organisation terroriste (...)
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Patrick Pesnot
lundi 23 novembre 2009 - 23/11/2009
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Ce pourrait être le titre d’un roman gothique du 19° siècle : Ergenekon ! Et, effectivement, ce nom mystérieux recouvre une histoire aussi fantastique qu’inquiétante : un complot à l’échelle de tout un pays et dont on ne cesse depuis deux ans de démêler difficilement les fils tant les conspirateurs bénéficient de nombreuses complicités… Ce pays, c’est la Turquie où l’on découvre avec effarement que la pieuvre Ergenekon avait lancé ses tentacules au plus profond de l’Etat et des institutions.
Alors, avant d’ouvrir ce dossier avec Monsieur X, une explication sur cette appellation ténébreuse… Ergenekon, c’est le nom d’une vallée mythique des montagnes de l’Altaï, au fin fond de l’Asie centrale. Là d’où seraient originaires les tribus turques originelles… Selon la légende, une louve au pelage gris-bleu aurait incité ces féroces guerriers à quitter leurs montagnes pour se lancer à la conquête du vaste monde. Et c’est ainsi que, conduits par ce fauve, les Turcs auraient abandonné l’Asie centrale pour avancer vers la Méditerranée et se rendre d’abord maîtres de l’Anatolie… Avant de conquérir une grande partie du bassin méditerranéen et des Balkans.
Et ce n’est pas par hasard si, plus tard, au XX° siècle, une redoutable organisation turque nationaliste et terroriste a choisi de s’appeler "Les Loups gris". Les Loups gris qui seront le bras armé et clandestin du complot Ergenekon ! Et ici, il faut rappeler que c’est à l’occasion de l’attentat contre Jean-Paul II, en 1981, que les Loups gris accèderont, si j’ose dire, à une notoriété (...)
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Jean Marcou
lundi 29 juin 2009 - 29/06/2009
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Le quotidien « Taraf » a encore une fois épinglé l’armée sans ménagement, dans son édition du 12 juin dernier, en révélant un nouveau complot contre le gouvernement. Ce dernier résulterait essentiellement d’un document intitulé « Plan d’action pour combattre la réaction » qui aurait été soumis à l’état major en avril 2009. Par une série d’actions de propagande, ce plan aurait visé à discréditer, tant le parti au pouvoir, que la confrérie de Fetullah Gülen. Saisi par la police chez Serdar Öztürk, l’avocat de Dursun Çiçek, un colonel à la retraite arrêté au début de l’année, le document constituerait une nouvelle tentative de riposte de l’establishment aux actions judiciaires menées contre des militaires dans le cadre de l’affaire « Ergenekon ». En demandant à voir le document en question, un procureur militaire, immédiatement saisi, a néanmoins rejeté l’hypothèse de son authenticité. Mais tant ce rejet que les dénégations de l’état major n’ont pas été très convaincantes jusqu’à présent et la publication de « Taraf » a donc relancé, pendant le week-end, les polémiques sur la place tenue par l’armée dans le système politique turc.
Dans une interview au quotidien pro-gouvernemental « Zaman » de dimanche, Mithat Sancar, professeur à la faculté de droit de l’Université d’Ankara, connu en particulier pour ses analyses mettant en cause les tabous de l’histoire officielle, estime que si ce document est vrai, il montre que l’armée a une véritable stratégie pour répondre à l’affaire « Ergenekon » et défendre ses propres membres. Selon lui, cette (...)
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Jean Marcou
lundi 29 juin 2009 - 29/06/2009
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Il semble bien que la révélation par le quotidien « Taraf », dans son édition du vendredi 12 juin 2009, d’un plan visant à discréditer le gouvernement et le mouvement de Fetullah Gülen, marque une nouvelle étape dans la transition politique que connaît la Turquie, depuis deux ans. Lors de la réunion de son groupe parlementaire, le 16 juin 2009, Deniz Baykal, a déclaré qu’il n’y avait que 3 solutions : ou bien le chef d’état major a demandé ce plan, ou bien ce plan a été réalisé au sein de l’état major sans l’aval du chef d’état major, ou bien ce plan est un faux. Et, rappelant que le chef d’état major avait démenti la commande d’un tel plan, le leader kémaliste a essayé de se rassurer en estimant que les deux dernières hypothèses étaient les plus vraisemblables. Mais même s’il s’avère le plan en question n’est que l’initiative d’un subalterne, il montrera que l’armée abrite des individus ou des groupes potentiellement putschistes ou en tout cas fortement enclins à s’immiscer dans les affaires politiques du pays. Quant au chef d’état major, il peut certes protester de sa bonne foi, cette affaire n’en indiquera pas moins qu’il tient mal ses troupes et qu’en fin de compte l’armée est une institution trop sérieuse pour qu’on en laisse la gestion aux seuls militaires. Ainsi les thèses qu’il a récemment développées, lors de son discours annuel devant l’académie militaire (le 14 avril 2009), selon lesquelles le gouvernement, tout en ayant le dernier mot, doit tenir compte des recommandations de l’armée, subiront un cinglant (...)
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Jean Marcou
mardi 26 mai 2009 - 26/05/2009
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Les obsèques de Türkan Saylan, le 19 mai 2009, à la mosquée de Teşvikiye (Istanbul), ont été l’occasion d’une forte mobilisation des défenseurs de la laïcité en Turquie, qui venaient de manifester massivement pendant le week-end précédent, à Ankara, pour protester contre la dernière vague d’arrestations, intervenue dans le cadre de l’affaire « Ergenekon ». Cette cérémonie a pris une dimension d’autant plus emblématique qu’elle s’est tenue le jour même de la fête de la jeunesse, une célébration officielle instaurée à l’époque d’Atatürk.
Agée de 73 ans, Türkan Saylan, est décédée, le 18 mai 2009, des suites d’un cancer. Dermatologue de formation et universitaire internationalement reconnue (professeur à l’Université d’Istanbul jusqu’en 2002), elle avait créé dans les années 70 une association de lutte contre la lèpre et reçu, en Inde, en 1986, la première édition du prix Gandhi, une distinction internationale qui récompense depuis, tous les deux ans, les personnes ou les organisations ayant apporté une contribution majeure à la lutte contre cette maladie. Pourtant, c’est surtout son combat pour l’éducation qui allait la faire connaître du grand public, en Turquie. Car, jusqu’à la fin de sa vie, Türkan Saylan devait consacrer l’essentiel de son énergie à la gestion de sa fameuse « Association de soutien à une vie contemporaine (Çağdaş Yaşamı Destekleme Derneği - ÇYDD) », une ONG qu’elle avait créée en 1989 pour construire des écoles et fournir des bourses à des élèves issus de milieux défavorisés. Mais, en donnant la priorité à (...)
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Jean Marcou
mercredi 13 mai 2009 - 13/05/2009
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Au soir du 29 avril 2007, les forces armées turques publiaient sur leur site internet un mémorendum décrivant en des termes alarmistes la situation de la laïcité en Turquie, s’inquiétant de la passivité des autorités publiques et assurant qu’elles restaient déterminées à tout faire pour préserver la République léguée par Atatürk.
Cette publication, intervenue dans le contexte de l’élection présidentielle et rappelant les manœuvres qui s’étaient produites dix ans plus tôt pendant « le coup d’Etat post-moderne », apparut tout de suite comme une forme de pression sur le cours qu’avaient pris alors les événements. C’est la raison pour laquelle, certains commentateurs n’allaient pas hésiter à parler, cette fois, de « e-coup ».
Le e-memorendum du 27 avril 2007 survenait, en effet, dans un contexte politique particulièrement lourd (cf. nos éditions d’avril 2007). Depuis plusieurs semaines, l’armée et plus généralement l’establishment politico-militaire s’employaient à dissuader Recep Tayyip Erdoğan de se présenter à la présidence de la République. Son parti, l’AKP, disposant d’une majorité au parlement, le premier ministre avait toutes les chances d’être élu et de succéder au très laïque, Ahmet Necdet Sezer, chef de l’Etat depuis 2000. Au terme de la Constitution, le président était encore élu par le Parlement. Pour passer au premier ou au second tour, il devait obtenir une majorité renforcée des deux tiers (367 députés), ce dont le parti majoritaire ne disposait pas. Dès lors, l’ultime obstacle dressé par l’establishment consista à (...)
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Guillaume Perrier
lundi 11 mai 2009 - 11/05/2009
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Diyarbakir (Turquie) envoyé spécial - Assis en tailleur sur un canapé à fleurs, un téléphone dans chaque main, Saït Özsanli ne décolère pas. "Qu’allons-nous faire de ce pays ? On ne voit ça nulle part ailleurs !", s’écrie le vieil homme dans son salon, sous le regard inquiet de ses petits-fils. Depuis le massacre de 44 personnes, lundi 4 mai, dans un village kurde proche de Diyarbakir, dans le sud-est de la Turquie, l’ancien boucher reçoit des centaines d’appels chaque jour : journalistes, députés, élus locaux et chefs de tribus le consultent pour tenter de comprendre les motifs d’une telle tuerie.
Huit hommes d’une même famille, dont un adolescent de 14 ans, ont fait irruption, lourdement armés, au milieu d’une cérémonie de fiançailles et ont tué hommes, femmes, enfants et l’imam en train de conduire la prière, au mépris de tous les codes usuels dans la société kurde.
Les témoignages semblent montrer qu’un conflit de vingt ans divisait le village de Bilge. "C’est sans doute un crime d’honneur, acquiesce Saït Özsanli. Mais celui-là est inouï. Le plus meurtrier qu’on ait vu jusque-là avait fait 23 morts, en 1967." Pour autant, ce fait divers qui bouleverse la Turquie ne le décourage pas. "Hadji Saït" a consacré sa vie à prévenir les crimes commis au nom de l’honneur, une tradition courante dans les régions kurdes, et à tenter de réconcilier les clans. Le rapport de la commission gouvernementale des droits de l’homme de 2008 estime qu’au moins 200 personnes meurent chaque année de tels crimes en Turquie. En remettant (...)
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Jean Marcou
mardi 21 avril 2009 - 21/04/2009
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L’affaire « Ergenekon » a connu de nouveaux développements importants, ces dernières semaines. Le 25 mars 2009, le parquet a lancé un deuxième acte d’accusation qui met en cause, en particulier, les généraux Şener Eruygur et Hursit Tolon (arrêtés en juillet 2008, puis relâchés respectivement en septembre 2008 et en janvier 2009) et leur reproche d’avoir été au cœur d’un complot visant à déstabiliser le gouvernement de l’AKP, en 2003/2004.
À bien des égards, ce nouvel acte d’accusation avait semblé accroître le caractère judiciaire de l’enquête en resserrant celle-ci autour de faits répréhensibles plus précis. Pourtant la douzième vague d’arrestations, intervenue le 13 avril 2009, après les élections municipales du 29 mars, a relancé les interrogations sur les implications politiques que pourrait avoir en réalité l’affaire « Ergenekon ».
Vingt-six personnalités réputées laïques ou proches de milieux laïques ont été en effet arrêtées (huit d’entre elles étant finalement inculpées quatre jours plus tard). La figure de proue de ce nouveau coup de filet est Mehmet Haberal (photo), le recteur de l’Université privée de Başkent, à Ankara, qui dirige également la chaine kémaliste de télévision, « Kanal B ». Parmi les personnes arrêtées figurent d‘autres universitaires de haut rang et des personnalités du monde médiatique. Toutefois, cette nouvelle vague s’en est pris également à une organisation non gouvernementale proche des milieux laïques, l’association ÇYDD (Çağdaş Yaşam Destekleme Derneği – Association de soutien à la vie (...)
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Baskın Oran
mercredi 1er avril 2009 - 01/04/2009
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Tout d’abord ce qui m’afflige : je déteste profondément être traité de “défenseur de l’AKP” lorsque je fais part de ma réaction face à tous ceux qui défendent ouvertement ou à couvert l’Etat profond (structure interlope dans les profondeurs de l’Etat et de l’armée, liée au crime organisé comme aux forces antiterroristes et accusée de tirer les ficelles du régime politique en Turquie. L’organisation Ergenekon en serait l’émanation aujourd’hui en partie exposée au grand jour, NdT). Désormais ils peuvent dire ce qu’ils souhaitent, je m’en fous. Ma seule vraie préoccupation, c’est l’avènement en Turquie d’un régime civil et démocratique. Et pour cela, c’est-à-dire pour en finir définitivement avec un régime putschiste et antidémocratique, je serais même prêt à jouer le rôle du docteur Faust. Voilà c’est dit.
Dernièrement, l’article d’un certain Soner Cağaptay du Washington Institute (WINEP) et publié par Milliyet (23.03.09) d’après une traduction de Newsweek a fait plus que des allusions entre les phrases : de derrière le voile de la ligne de réprobation de l’AKP qui est celle de son institution, il a surgi pour passer ouvertement à la défense d’Ergenekon.
Le WINEP est un think tank américain classé parmi le lobby pro-israélien. Il reflète la ligne du groupe des “néo-cons” qui ne se satisfont pas vraiment du pouvoir AKP. L’une de ses activités importantes passe par le Programme pour les chercheurs dans le domaine militaire censé “réunir les officiers supérieurs des USA et de ses alliés au Moyen-Orient.” A ce jour, ont pris part (...)
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Bülent Tegün
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Linda Eşsiz
lundi 30 mars 2009 - 30/03/2009
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LGBTT d’Istanbul
"Nous avons été victimes de plusieurs crimes de haine. A cause de leurs orientations sexuelles et de leurs identités sexuelles, plusieurs gays, travestis et transsexuels ont été tués. Il faut que ces crimes de haine soient inscrits dans la loi. S’il y a une égalité dans la Constitution, les termes d’orientation sexuelle et d’identité sexuelle doivent être inscrits dans la loi. Selon la Constitution, la discrimination est un crime, mais en fait ce que nous voulons, c’est une autre discrimination dans le sens d’une discrimination positive." Demet Demir, activiste et figure de proue du mouvement transsexuel en Turquie répond aux questions de la rédaction de TE.
TE : Bonjour, en tant que membres de l’association Turquie Européenne, nous avons voulu faire un reportage sur la situation et les problèmes rencontrés par les travestis, les transsexuels et par toutes les minorités sexuelles en Turquie. Tout d’abord, Demet, peux-tu nous parler de toi ? Dans quelle ville es-tu née ? Dans quels milieux familial et social as-tu grandi ?
Demet Demir : Je suis née à Yalova en 1961. J’ai 47 ans. Dans dix jours, j’aurai 48 ans. Ma famille était une famille pauvre. Ma mère et mon père se sont séparés lorsque j’avais 5 ans. Nous nous sommes alors installés à Istanbul. Depuis, j’y ai passé ma vie et j’y habite encore aujourd’hui. Dans mon passé, pendant mes études, j’ai participé à des évènements et actions politiques et cela a continué. Depuis 21, 22 ans, je suis engagée pour les droits sexuels des gays, des travestis et des transsexuels. Je lutte pour cela depuis 22 ans. J’ai adhéré à des partis politiques, à l’Association des Droits de l’Homme, et à des organisations homosexuelles. Maintenant, nous continuons notre combat politique avec la création du LGBTT d’Istanbul (Lesbienne-Gay-Bisexuel-Travesti-Transsexuel). Puisque nous sommes à Istanbul, nous l’avons initié en mouvement local. Et nous nous occupons actuellement à le transformer en association.
TE : Selon quelle identité sexuelle te définis-tu ? En tant que femme, transsexuelle ou de quelle autre manière… ?
Demet Demir : Selon l’identité sexuelle, je suis une femme transsexuelle. Je me qualifie comme cela. Je suis également (...)
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| En bref |
16 janvier 2010
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La Turquie envoie de l’aide à Haïti
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La Turquie a débloqué 695.000 euros et dépêché des secouristes et des vivres pour les sinistrés du séisme en Haïti, a indiqué samedi le ministère des Affaires étrangères. Trois avions militaires ont décollé samedi pour Haïti et un quatrième devait suivre dimanche, transportant 40 tonnes de vivres et équipements, ainsi qu’un hôpital de campagne,. Une équipe de 10 secouristes et une vingtaine de membres du personnel médical devaient se joindre aux opérations de secours, selon le ministère qui souligne que neuf secouristes turcs sont déjà sur place.
25 novembre 2009
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Le Courrier de la Turquie N°10 - Octobre 2009
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est disponible sur Turquie Européenne. Les anciens numéros sont également consultables dans la rubrique "la TÜSIAD communique".
Voir
10 octobre 2009
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Le Courrier de la Turquie N°9 - Septembre 2009
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est disponible sur Turquie Européenne. Les anciens numéros sont également consultables dans la rubrique "la TÜSIAD communique".
Voir
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| www.infomaniak.ch |
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