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La société en mutation

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Marillac
mercredi 23 juin 2010 - 23/06/2010
 
"L’Europe a-t-elle besoin des intellectuels turcs ?"
Émergence d’une troisième force en Turquie. Voilà bien le phénomène politique récent d’un pays porté lui-même par tout un faisceau d’émergences. Un pouvoir hégémonique tenu par l’AKP depuis 2002. Une opposition prostrée sur ses rengaines et clientèles, inapte à penser la conquête et encore moins l’exercice du pouvoir, masque institutionnel d’une armée en retrait, ayant perdu son pouvoir de tutelle. Et pourtant, comme en écho à ce que nous évoquions la semaine dernière au sujet de la diplomatie, le jeu politique turc est de moins en moins dualiste : la fin de cette décennie voit l’émergence d’une troisième force, celle de la société civile portée par les figures de proue que sont les intellectuels turcs. Tel est le constat que dresse Vincent Duclert, auteur de « L’Europe a-t-elle besoin des intellectuels turcs ? » Question peu commune s’il en est, tant l’inverse paraîtrait plus… « naturelle » : les intellectuels turcs ont-ils besoin de l’Europe ? Dégageant un horizon neuf, la publication de cet ouvrage marque une étape importante dans la compréhension de ce qui se trame en Turquie et dont certaines œillères tiennent encore l’opinion publique française largement éloignée. A l’été 2006, voici ce que nous disait Baskin Oran : Il faut « se souvenir de ceci : la Turquie connaît un développement phénoménal de sa société civile. C’est l’évènement capital de ces dernières années. Lors de mon procès, ce sont plus de 35 personnes que je ne connaissais pas qui sont venues de toute la Turquie. De Hakkari à Izmir, les représentants des (...)
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Anne-Laure Mahé
lundi 14 juin 2010 - 14/06/2010
 
De débats enflammés en prises de position affirmées, la question de l’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne ne laisse personne indifférent. Pourtant, force est de constater que les Européens n’ont qu’une connaissance lacunaire, souvent stéréotypée, de ce pays. Ainsi, l’idée que la Turquie, prise en étau entre la menace de l’islamisation et une violence d’Etat quasi-institutionnalisée, serait par conséquent incompatible avec l’Europe et ses valeurs, semble ancrée dans les mentalités. Vincent Duclert se propose ici de lutter contre cette perception et cette ignorance, en étudiant le dynamisme du milieu intellectuel démocrate turc, dont l’existence même témoigne de la possibilité d’une « troisième voie » qui serait celle de la démocratisation. Neuf pétitions d’importance ont été lancées au cours des années 2000, et si elles ne constituent certainement que la partie émergée de la lutte en faveur des droits civiques, elles témoignent d’une vitalité et d’une volonté forte du milieu intellectuel. A l’étude de leurs objets, de leurs mots et de leurs impacts, c’est un véritable projet politique qui se dessine. De la contestation de l’omnipotence de l’Etat et de sa violence au combat contre toutes les formes d’intolérances, il s’agit de défendre « une certaine idée » de la Turquie qui soit celle du vivre ensemble, d’une citoyenneté démocratique et non plus nationaliste, en bref celle d’un pays capable de porter un regard critique sur son passé et de construire un véritable État de droit. Ainsi que nous le montre l’auteur, un (...)
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Mustafa Akyol
Saturday 15 May 2010 - 15/05/2010
 
One of the interesting stories I recently read in this paper was about Turkey’s first “nudist hotel,” opened in Marmaris, a beautiful town on the Aegean coast. Here was a place where “nudist tourists will be able to work on their full-body tan” on their “private naturist beach.” This would be, the story added, “a small revolution in Turkey’s conservative society.” If you look for such “small revolutions” in this conservative country, you can find other ones. Gay bars and lesbian clubs, for example, have boomed in big cities in recent years. A new and fancy one was launched in Istanbul just a few weeks ago. My secular liberal friend Orhan Kemal Cengiz, who pointed out to these things to me over lunch a few days ago, also said that he, as a fine diner, has a better time on the Ankara-Istanbul trains now. “They started to serve alcohol on the fast train,” he said, quite approvingly. “I am thankful to the ‘Islamist’ AK Party for that.” Openness and diversity Another small revolution, or perhaps a mid-size one, was the May Day demonstrations that freely took place in Istanbul’s Taksim Square on Saturday. After being banned from Taksim for more than 30 years, not just labor unions but Marxists of all types opened their red flags and sang their marches in the county’s most popular spot. “Godless communists,” in other words, had their biggest show in decades. Now, if I wanted to argue that Turkey is rapidly becoming a more “corrupt” and “godless” society, I could cherry-pick all such examples (...)
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Marillac - Mustafa Akyol
lundi 10 mai 2010 - 10/05/2010
 
L’une des histoires récentes les plus intéressantes que j’ai lue concernait le premier hôtel nudiste de Turquie ouvert à Marmaris, une jolie station balnéaire de la côté égéenne. Voilà un endroit où “les touristes pourraient se livrer en toute liberté sur leur propre plage privée à leur passion du bronzage intégral”. Ce lieu constituerait également « une petite révolution dans la société turque pétrie de conservatisme. » Si vous vous mettez en quête de ce genre de petites révolutions en Turquie, vous pouvez en trouver d’autres. Des bars gays, des clubs lesbiens par exemple, se sont multipliés dans les grandes villes, ces dernières années. On vient d’ouvrir un établissement de ce genre à Istanbul, il y a quelques semaines. Mon ami Orhan Kemal Cengiz, liberal et laïque, qui me faisait remarquer ce genre de choses, lors d’un repas il y a quelques jours, me raconta également qu’il prenait dorénavant bien plus de plaisir à dîner dans les trains Ankara –Istanbul. « On a commencé à servir de l’alcool dans les express entre ces deux villes, me dit-il enthousiaste. Je remercie le parti "islamiste" AKP au pouvoir aujourd’hui. » Ouverture et diversité Une autre petite révolution - ou alors de taille moyenne- fut liée aux manifestations du premier mai qui furent pour la première fois autorisées sur la place de Taksim à Istanbul, samedi dernier. Après 30 ans d’interdiction, ce ne furent pas que les syndicats mais aussi toutes les organisations marxistes et gauchistes qui déployèrent leurs drapeaux et banderoles rouges avant de (...)
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Patrick Pesnot
mercredi 25 novembre 2009 - 25/11/2009
 
Les Turcs l’ont appelé « l’Etat profond » ! Et l’expression dit bien ce qu’elle veut dire : pendant des années, il a existé en Turquie, dissimulé derrière les acteurs visibles de la vie publique, une structure secrète qui détenait la réalité du pouvoir et qui se trouvait dans les mains des militaires… L’armée turque, Monsieur X le rappelait la semaine passée, a en effet toujours joué un rôle éminent depuis l’accession au pouvoir du père de la Turquie moderne, Atatürk. L’armée qui, à la suite de l’un des nombreux putschs qu’elle a perpétrés, s’est même arrogé le droit constitutionnel d’intervenir dans la vie publique du pays dès lors qu’elle estimait que les principes républicains étaient menacés… Cette toute puissance des militaires a été récemment battue en brèche par l’irruption dans l’arène politique des Islamistes du parti de La Justice mené par le Premier ministre Recep Tayep Erdogan… Un véritable bouleversement qui a permis, non sans difficultés, de mettre en lumière la réalité de ce mystérieux « Etat profond » mais aussi l’existence d’une vaste conjuration visant à restaurer le pouvoir des militaires, le complot Ergenekon… Ergenekon étant le nom d’une vallée asiatique légendaire d’où les premiers Turcs seraient sortis, guidés par une louve au pelage gris-bleu, afin de conquérir le monde. Le complot Ergenekon se réfère donc aux mythes fondateurs… Il n’en a pas moins une véritable existence, celle d’une pieuvre où l’on retrouve pêle-mêle des généraux, les services secrets, la section turque de Gladio, l’organisation terroriste (...)
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Patrick Pesnot
lundi 23 novembre 2009 - 23/11/2009
 
Ce pourrait être le titre d’un roman gothique du 19° siècle : Ergenekon ! Et, effectivement, ce nom mystérieux recouvre une histoire aussi fantastique qu’inquiétante : un complot à l’échelle de tout un pays et dont on ne cesse depuis deux ans de démêler difficilement les fils tant les conspirateurs bénéficient de nombreuses complicités… Ce pays, c’est la Turquie où l’on découvre avec effarement que la pieuvre Ergenekon avait lancé ses tentacules au plus profond de l’Etat et des institutions. Alors, avant d’ouvrir ce dossier avec Monsieur X, une explication sur cette appellation ténébreuse… Ergenekon, c’est le nom d’une vallée mythique des montagnes de l’Altaï, au fin fond de l’Asie centrale. Là d’où seraient originaires les tribus turques originelles… Selon la légende, une louve au pelage gris-bleu aurait incité ces féroces guerriers à quitter leurs montagnes pour se lancer à la conquête du vaste monde. Et c’est ainsi que, conduits par ce fauve, les Turcs auraient abandonné l’Asie centrale pour avancer vers la Méditerranée et se rendre d’abord maîtres de l’Anatolie… Avant de conquérir une grande partie du bassin méditerranéen et des Balkans. Et ce n’est pas par hasard si, plus tard, au XX° siècle, une redoutable organisation turque nationaliste et terroriste a choisi de s’appeler "Les Loups gris". Les Loups gris qui seront le bras armé et clandestin du complot Ergenekon ! Et ici, il faut rappeler que c’est à l’occasion de l’attentat contre Jean-Paul II, en 1981, que les Loups gris accèderont, si j’ose dire, à une notoriété (...)
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Jean Marcou
lundi 29 juin 2009 - 29/06/2009
 
Le quotidien « Taraf » a encore une fois épinglé l’armée sans ménagement, dans son édition du 12 juin dernier, en révélant un nouveau complot contre le gouvernement. Ce dernier résulterait essentiellement d’un document intitulé « Plan d’action pour combattre la réaction » qui aurait été soumis à l’état major en avril 2009. Par une série d’actions de propagande, ce plan aurait visé à discréditer, tant le parti au pouvoir, que la confrérie de Fetullah Gülen. Saisi par la police chez Serdar Öztürk, l’avocat de Dursun Çiçek, un colonel à la retraite arrêté au début de l’année, le document constituerait une nouvelle tentative de riposte de l’establishment aux actions judiciaires menées contre des militaires dans le cadre de l’affaire « Ergenekon ». En demandant à voir le document en question, un procureur militaire, immédiatement saisi, a néanmoins rejeté l’hypothèse de son authenticité. Mais tant ce rejet que les dénégations de l’état major n’ont pas été très convaincantes jusqu’à présent et la publication de « Taraf » a donc relancé, pendant le week-end, les polémiques sur la place tenue par l’armée dans le système politique turc. Dans une interview au quotidien pro-gouvernemental « Zaman » de dimanche, Mithat Sancar, professeur à la faculté de droit de l’Université d’Ankara, connu en particulier pour ses analyses mettant en cause les tabous de l’histoire officielle, estime que si ce document est vrai, il montre que l’armée a une véritable stratégie pour répondre à l’affaire « Ergenekon » et défendre ses propres membres. Selon lui, cette (...)
Suite    
 
Jean Marcou
lundi 29 juin 2009 - 29/06/2009
 
Il semble bien que la révélation par le quotidien « Taraf », dans son édition du vendredi 12 juin 2009, d’un plan visant à discréditer le gouvernement et le mouvement de Fetullah Gülen, marque une nouvelle étape dans la transition politique que connaît la Turquie, depuis deux ans. Lors de la réunion de son groupe parlementaire, le 16 juin 2009, Deniz Baykal, a déclaré qu’il n’y avait que 3 solutions : ou bien le chef d’état major a demandé ce plan, ou bien ce plan a été réalisé au sein de l’état major sans l’aval du chef d’état major, ou bien ce plan est un faux. Et, rappelant que le chef d’état major avait démenti la commande d’un tel plan, le leader kémaliste a essayé de se rassurer en estimant que les deux dernières hypothèses étaient les plus vraisemblables. Mais même s’il s’avère le plan en question n’est que l’initiative d’un subalterne, il montrera que l’armée abrite des individus ou des groupes potentiellement putschistes ou en tout cas fortement enclins à s’immiscer dans les affaires politiques du pays. Quant au chef d’état major, il peut certes protester de sa bonne foi, cette affaire n’en indiquera pas moins qu’il tient mal ses troupes et qu’en fin de compte l’armée est une institution trop sérieuse pour qu’on en laisse la gestion aux seuls militaires. Ainsi les thèses qu’il a récemment développées, lors de son discours annuel devant l’académie militaire (le 14 avril 2009), selon lesquelles le gouvernement, tout en ayant le dernier mot, doit tenir compte des recommandations de l’armée, subiront un cinglant (...)
Suite    
 
Jean Marcou
mardi 26 mai 2009 - 26/05/2009
 
Les obsèques de Türkan Saylan, le 19 mai 2009, à la mosquée de Teşvikiye (Istanbul), ont été l’occasion d’une forte mobilisation des défenseurs de la laïcité en Turquie, qui venaient de manifester massivement pendant le week-end précédent, à Ankara, pour protester contre la dernière vague d’arrestations, intervenue dans le cadre de l’affaire « Ergenekon ». Cette cérémonie a pris une dimension d’autant plus emblématique qu’elle s’est tenue le jour même de la fête de la jeunesse, une célébration officielle instaurée à l’époque d’Atatürk. Agée de 73 ans, Türkan Saylan, est décédée, le 18 mai 2009, des suites d’un cancer. Dermatologue de formation et universitaire internationalement reconnue (professeur à l’Université d’Istanbul jusqu’en 2002), elle avait créé dans les années 70 une association de lutte contre la lèpre et reçu, en Inde, en 1986, la première édition du prix Gandhi, une distinction internationale qui récompense depuis, tous les deux ans, les personnes ou les organisations ayant apporté une contribution majeure à la lutte contre cette maladie. Pourtant, c’est surtout son combat pour l’éducation qui allait la faire connaître du grand public, en Turquie. Car, jusqu’à la fin de sa vie, Türkan Saylan devait consacrer l’essentiel de son énergie à la gestion de sa fameuse « Association de soutien à une vie contemporaine (Çağdaş Yaşamı Destekleme Derneği - ÇYDD) », une ONG qu’elle avait créée en 1989 pour construire des écoles et fournir des bourses à des élèves issus de milieux défavorisés. Mais, en donnant la priorité à (...)
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Jean Marcou
mercredi 13 mai 2009 - 13/05/2009
 
Au soir du 29 avril 2007, les forces armées turques publiaient sur leur site internet un mémorendum décrivant en des termes alarmistes la situation de la laïcité en Turquie, s’inquiétant de la passivité des autorités publiques et assurant qu’elles restaient déterminées à tout faire pour préserver la République léguée par Atatürk. Cette publication, intervenue dans le contexte de l’élection présidentielle et rappelant les manœuvres qui s’étaient produites dix ans plus tôt pendant « le coup d’Etat post-moderne », apparut tout de suite comme une forme de pression sur le cours qu’avaient pris alors les événements. C’est la raison pour laquelle, certains commentateurs n’allaient pas hésiter à parler, cette fois, de « e-coup ». Le e-memorendum du 27 avril 2007 survenait, en effet, dans un contexte politique particulièrement lourd (cf. nos éditions d’avril 2007). Depuis plusieurs semaines, l’armée et plus généralement l’establishment politico-militaire s’employaient à dissuader Recep Tayyip Erdoğan de se présenter à la présidence de la République. Son parti, l’AKP, disposant d’une majorité au parlement, le premier ministre avait toutes les chances d’être élu et de succéder au très laïque, Ahmet Necdet Sezer, chef de l’Etat depuis 2000. Au terme de la Constitution, le président était encore élu par le Parlement. Pour passer au premier ou au second tour, il devait obtenir une majorité renforcée des deux tiers (367 députés), ce dont le parti majoritaire ne disposait pas. Dès lors, l’ultime obstacle dressé par l’establishment consista à (...)
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Vernissage de l expo bilingue français turc sur la Turquie, Besançon, 4 juin

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"La Turquie en Eurasie ?" Conférence débat , Besançon , le 4 juin

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Journée découverte de la Turquie ,Besançon, 5 juin

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FestiCulture "Les Rencontres du Bosphore" à Villefranche sur Saône les 7 , 8 et 9 mai 2010

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16 janvier 2010
La Turquie envoie de l’aide à Haïti
La Turquie a débloqué 695.000 euros et dépêché des secouristes et des vivres pour les sinistrés du séisme en Haïti, a indiqué samedi le ministère des Affaires étrangères. Trois avions militaires ont décollé samedi pour Haïti et un quatrième devait suivre dimanche, transportant 40 tonnes de vivres et équipements, ainsi qu’un hôpital de campagne,. Une équipe de 10 secouristes et une vingtaine de membres du personnel médical devaient se joindre aux opérations de secours, selon le ministère qui souligne que neuf secouristes turcs sont déjà sur place.

25 novembre 2009
Le Courrier de la Turquie N°10 - Octobre 2009
est disponible sur Turquie Européenne. Les anciens numéros sont également consultables dans la rubrique "la TÜSIAD communique".
- Voir

10 octobre 2009
Le Courrier de la Turquie N°9 - Septembre 2009
est disponible sur Turquie Européenne. Les anciens numéros sont également consultables dans la rubrique "la TÜSIAD communique".
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