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François Busnel
lundi 7 décembre 2009 - 07/12/2009
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Marie NDiaye, Antonio Tabucchi, Nedim Gürsel : trois écrivains dont la liberté d’expression a été récemment remise en cause.
Disons les choses sans réserve : lorsqu’un homme politique, quelle que soit son appartenance, exige des écrivains qu’ils se taisent, c’est le signe que les temps sont, en effet, devenus irrespirables. "Irrespirable". C’est pour cet adjectif que Marie NDiaye subit depuis des semaines l’ire du député UMP Eric Raoult, ex-ministre de l’Intégration. Il aura fallu deux mois à notre vigilant républicain pour lire l’entretien accordé par Marie NDiaye aux Inrockuptibleset s’émouvoir des propos critiques tenus par celle qui, à l’époque, n’avait pas encore reçu le prix Goncourt. Dans cet entretien publié à la mi-août, la romancière expliquait son choix de vivre à Berlin à cause notamment de l’atmosphère qui règne, selon elle, dans la France de Nicolas Sarkozy. Crime de lèse-majesté, estime Raoult qui appelle aussitôt les écrivains lauréats du Goncourt à un "devoir de réserve" comme on rappelle à l’ordre un sous-ministre ou un députaillon qui a marché hors des clous. Depuis, face à la bronca quasi unanime, le "devoir de réserve" s’est mué en devoir de "modération". Raoult baisse d’un ton, mais fait toujours comme si le Goncourt était un colifichet décerné par l’Etat...
Faut-il s’émouvoir des propos d’un député français ou bien les ranger dans le lourd dossier des dérapages verbaux de nos édiles, puis classer l’affaire entre sourire et soupir ? A bien y regarder, cette sortie est moins insignifiante qu’on ne le (...)
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Patrick Pesnot
mercredi 25 novembre 2009 - 25/11/2009
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Les Turcs l’ont appelé « l’Etat profond » ! Et l’expression dit bien ce qu’elle veut dire : pendant des années, il a existé en Turquie, dissimulé derrière les acteurs visibles de la vie publique, une structure secrète qui détenait la réalité du pouvoir et qui se trouvait dans les mains des militaires… L’armée turque, Monsieur X le rappelait la semaine passée, a en effet toujours joué un rôle éminent depuis l’accession au pouvoir du père de la Turquie moderne, Atatürk. L’armée qui, à la suite de l’un des nombreux putschs qu’elle a perpétrés, s’est même arrogé le droit constitutionnel d’intervenir dans la vie publique du pays dès lors qu’elle estimait que les principes républicains étaient menacés…
Cette toute puissance des militaires a été récemment battue en brèche par l’irruption dans l’arène politique des Islamistes du parti de La Justice mené par le Premier ministre Recep Tayep Erdogan… Un véritable bouleversement qui a permis, non sans difficultés, de mettre en lumière la réalité de ce mystérieux « Etat profond » mais aussi l’existence d’une vaste conjuration visant à restaurer le pouvoir des militaires, le complot Ergenekon… Ergenekon étant le nom d’une vallée asiatique légendaire d’où les premiers Turcs seraient sortis, guidés par une louve au pelage gris-bleu, afin de conquérir le monde.
Le complot Ergenekon se réfère donc aux mythes fondateurs… Il n’en a pas moins une véritable existence, celle d’une pieuvre où l’on retrouve pêle-mêle des généraux, les services secrets, la section turque de Gladio, l’organisation terroriste (...)
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Reynald Beaufort
lundi 23 novembre 2009 - 23/11/2009
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En Turquie ou au sein de la diaspora turque, le sujet provoque de vifs débats, pour ne pas dire de violentes polémiques, les uns accusant réciproquement les autres de complot.
Pour les nationalistes et les tenants de l’orthodoxie kémaliste, Ergenekon est une invention, ou peu s’en faut, du parti au pouvoir, l’AKP, pour assurer son hégémonie... Les proches de l’AKP y voient trop souvent uniquement la tentative pour les élites kémalistes et les militaires de reprendre la main et, à terme, une tentative de chasser du pouvoir un parti qui se réclame de la religion.
Tout d’abord, il faut rappeler que cette incroyable organisation n’est pas née d’hier, mais date du début de la Guerre Froide, par conséquent il ne peut s’agir d’une construction ayant pour origine l’AKP, ni même les partis qui sont considérés comme ses prédécesseurs. Ses sources sont à rechercher dans les émanations des services secrets de l’OTAN et donc derrière cette organisation, les États Unis. Par la suite cette organisation fût réorientée et mise au service de ce qu’en Turquie on appelle "Derin Devlet" (l’ "Etat Profond").
Tout comme en Italie durant les « Années de Plomb », Gladio avait pour objectif en semant le désordre, d’installer un pouvoir autoritaire et policier empêchant à jamais le pays de basculer dans le camp des pays communistes, Ergenekon avait aussi pour objectif initial de rendre la Turquie ingouvernable. Il était alors aisé de justifier la mise sous tutelle du pays par l’armée afin que la Turquie non plus, ne tombe jamais aux mains des soviets. Par la suite, il s’avère que cette organisation secrète a été reconduite pour simplement pérenniser la main-mise des militaires sur les affaires de l’état.
Faux (...)
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Human Rights Watch
lundi 8 juin 2009 - 08/06/2009
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La question de l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne est à nouveau au cœur des débats en France et en Allemagne à l’occasion des élections européennes du 7 juin. Lors d’une réunion de L’Union démocrate chrétienne à laquelle il a participé le 10 mai dernier, le président Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel ont réaffirmé leur opposition à l’adhésion de la Turquie, s’exprimant en faveur d’un "partenariat privilégié".
Nous en sommes persuadés : le soutien de la France et de l’Allemagne à l’option floue du "partenariat privilégié" avec la Turquie a gravement nui à l’influence de l’UE en Turquie pour la promotion des droits humains, de la démocratisation et de l’Etat de droit. Les Etats membres de l’UE qui sont hostiles à l’adhésion de la Turquie doivent reconnaître que l’alternative qu’ils soutiennent a favorisé le conservatisme plutôt que les réformes.
La notion de "partenariat privilégié" n’est pas claire. La Turquie a conclu une union douanière avec l’UE en 1995. Elle fait partie de l’OTAN depuis des décennies et est membre du Conseil de l’Europe depuis 1949. Aucun Etat européen n’a fourni d’explication sur ce que serait un "partenariat privilégié" au-delà de la relation que la Turquie entretient déjà avec l’UE.
La perspective de l’adhésion à l’UE a été un facteur important de motivation au cours de la remarquable période de réformes en Turquie entre 2001 et 2005. Cette période a vu des avancées importantes telles que l’abolition de la peine de mort, le droit au conseil juridique pour les personnes (...)
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Michel Baglin
jeudi 28 mai 2009 - 28/05/2009
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Défendre Nedim Gürsel et la liberté
Nous publions cet article tel qu’il l’a été à l’origine, car il reste d’actualité, la cour a, en effet, reporté la prochaine audience au 26 mai 2009.
L’écrivain turc, Nedim Gürsel, auteur d’une trentaine d’ouvrages, est de nouveau inquiété par la justice de son pays qui entend le juger pour « dénigrement des valeurs religieuses de la population » (il risque une peine de prison allant de six mois à un an) en rapport avec son dernier roman « Les Filles d’Allah » publié au Seuil. La première audience est fixée au 5 mai, dans moins d’un mois donc, et il importe que les artistes, les politiques, les citoyens se mobilisent rapidement contre cette nouvelle et insupportable offensive de l’intolérance.
L’affaire est donc relancée, Guy Rouquet vient d’en informer les membres du jury du prix Prométhée auquel appartient Nedim Gürsel. Il nous avait alertés en octobre dernier de l’ouverture d’une enquête judiciaire pour son roman, des poursuites ayant été ouvertes par un procureur d’Istanbul pour « insulte aux valeurs religieuses ». La plainte était déposée au titre de l’article 216 du nouveau code pénal, adopté il y a quatre ans avant le début des négociations d’adhésion avec l’Union européenne. Le parquet estimait que l’auteur avait « vilipendé publiquement les valeurs religieuses d’une partie de la population ».
Un motif qui avait, évidemment, de quoi surprendre. « La Turquie est une république laïque et non pas une théocratie : je n’ai pas eu l’intention d’insulter la religion dans mon livre, mais nous avons la liberté de la critiquer », estimait de bon droit Nedim Gürsel.
Cependant, l’enquête avait abouti à un non-lieu, et l’on pouvait penser que la bêtise avait perdu la (...)
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Bilgehan Erçok
jeudi 14 mai 2009 - 14/05/2009
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« Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout », a dit un jour Jean-Luc Godard. Le Conseil de l’Europe, dont les objectifs sont entre autres la promotion des droits de l’Homme et la recherche de solutions communes aux problèmes de société, comme l’intolérance, la discrimination, la violence, a trouvé un vecteur privilégié pour s’ouvrir à un large public : le cinéma.
Le 28ème Festival international du film d’Istanbul, créé en 1982, s’est déroulé du 4 au 19 avril 2009. Depuis 1985, lors de ce Festival, est décerné le prix de la tulipe d’or « Altın Lale » aussi bien à des films en compétition dans différentes catégories (meilleur film étranger ou meilleur film turc) qu’aux réalisateurs et aux acteurs. Depuis 2007, le Conseil de l’Europe décerne un nouveau prix lors de la cérémonie de clôture du Festival : le prix FACE. Une sculpture en bronze (création « spirale de l’élévation » de Freddy Ruhlman) et une somme de 10 000 euros financée par Eurimages (fond du Conseil de l’Europe pour l’aide à la coproduction, à la distribution et à l’exploitation d’œuvres cinématographiques européennes) récompensent les lauréats de ce prix. Les membres du jury, qui composent la section des droits de l’Homme du Festival, récompensent un réalisateur qui sensibilise le public aux questions des droits de l’Homme et contribue à en faire comprendre l’importance. Ainsi, dans une ville construite sur deux continents, le Festival international du film d’Istanbul et le Conseil de l’Europe (...)
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Bilgehan Erçok
mercredi 6 mai 2009 - 06/05/2009
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Le très récent rétablissement de la célébration officielle du 1er mai provoque de multiples débats en Turquie. On consultera avec profit, à cet égard, le site internet « www.1mayısinfo » et le dernier numéro de l’hebdomadaire satirique « LeMan ». « www.1mayisinfo » est un site très complet qui retrace l’histoire du 1er mai en Turquie de 1909 à 2009, qui indique les événements en rapport qui se sont déroulés pendant le mois d’avril, et qui propose également des livres, de la musique (notamment l’hymne du 1er mai), des posters et un forum sur le sujet. Quant au numéro de « Le Man » en date du mercredi 29 avril 2009 (photo), dont la une parodie l’affiche et le titre d’un film récemment sorti, il publie un supplément entièrement consacré à la fête du Travail et à son histoire, aussi bien nationale qu’internationale.
Suite à l’adoption de la loi n°5892 (le 22 avril 2009), le 1er mai sera, cette année, officiellement célébré en Turquie, comme presque partout dans le monde. Tous les fantômes du passé n’ont pourtant pas disparu puisque, malgré cette récente légalisation, la demande d’autorisation de manifester sur la place Taksim, à Istanbul, a été refusée par le préfet d’Istanbul. Pour évoquer et comprendre la signification de tous ces événements et leur symbolique, un retour historique n’est pas inutile…
On sait que les revendications ouvrières australienne (en 1856) et américaine (en 1886), concernant l’abaissement du temps de travail à 8 heures par jour, sont à l’origine de ce qui deviendra la fête du Travail, lors de la conférence (...)
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Bülent Tegün
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Linda EÅŸsiz
lundi 30 mars 2009 - 30/03/2009
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LGBTT d’Istanbul
"Nous avons été victimes de plusieurs crimes de haine. A cause de leurs orientations sexuelles et de leurs identités sexuelles, plusieurs gays, travestis et transsexuels ont été tués. Il faut que ces crimes de haine soient inscrits dans la loi. S’il y a une égalité dans la Constitution, les termes d’orientation sexuelle et d’identité sexuelle doivent être inscrits dans la loi. Selon la Constitution, la discrimination est un crime, mais en fait ce que nous voulons, c’est une autre discrimination dans le sens d’une discrimination positive." Demet Demir, activiste et figure de proue du mouvement transsexuel en Turquie répond aux questions de la rédaction de TE.
TE : Bonjour, en tant que membres de l’association Turquie Européenne, nous avons voulu faire un reportage sur la situation et les problèmes rencontrés par les travestis, les transsexuels et par toutes les minorités sexuelles en Turquie. Tout d’abord, Demet, peux-tu nous parler de toi ? Dans quelle ville es-tu née ? Dans quels milieux familial et social as-tu grandi ?
Demet Demir : Je suis née à Yalova en 1961. J’ai 47 ans. Dans dix jours, j’aurai 48 ans. Ma famille était une famille pauvre. Ma mère et mon père se sont séparés lorsque j’avais 5 ans. Nous nous sommes alors installés à Istanbul. Depuis, j’y ai passé ma vie et j’y habite encore aujourd’hui. Dans mon passé, pendant mes études, j’ai participé à des évènements et actions politiques et cela a continué. Depuis 21, 22 ans, je suis engagée pour les droits sexuels des gays, des travestis et des transsexuels. Je lutte pour cela depuis 22 ans. J’ai adhéré à des partis politiques, à l’Association des Droits de l’Homme, et à des organisations homosexuelles. Maintenant, nous continuons notre combat politique avec la création du LGBTT d’Istanbul (Lesbienne-Gay-Bisexuel-Travesti-Transsexuel). Puisque nous sommes à Istanbul, nous l’avons initié en mouvement local. Et nous nous occupons actuellement à le transformer en association.
TE : Selon quelle identité sexuelle te définis-tu ? En tant que femme, transsexuelle ou de quelle autre manière… ?
Demet Demir : Selon l’identité sexuelle, je suis une femme transsexuelle. Je me qualifie comme cela. Je suis également (...)
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Laure Marchand
lundi 16 mars 2009 - 16/03/2009
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Les gardes à vue systématiques et les violences policières avaient fini par venir à bout de leur détermination : en 1999, après quatre ans de manifestations hebdomadaires dans l’espoir d’obtenir des renseignements sur leurs proches disparus, les « Mères du samedi » avaient rangé leurs pancartes. Dix ans après, elles redescendent dans la rue.
Depuis fin janvier, chaque samedi, à midi, une centaine de familles se réunit de nouveau sur l’avenue Istiklal, à Istanbul, pour demander des comptes à l’État. Sous étroite surveillance des forces de l’ordre, elles brandissent la Âphoto d’un enfant ou d’un mari et déroulent une longue banderole noire : « On connaît les coupables. Où sont nos disparus ? » Dix, quinze ans après, la question reste toujours sans réponse.
« C’était le 18 mai 1994, mon père se trouvait dans les locaux du MIT - les services de renseignements turcs -, à Adana. Mon oncle l’a attendu toute la journée devant le bâtiment, il n’en est jamais ressorti, raconte Ercan Alpsoy, son fils aîné, âgé de 12 ans à l’époque. Les militaires ont toujours nié l’avoir détenu et les multiples requêtes auprès du procureur n’ont pas abouti. » Les « disparus » appartiennent à une page sombre de l’histoire récente de la Turquie. Dans les années 1990, au plus fort de la guerre civile qui opposa l’armée aux séparatistes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), des centaines de personnes n’ont plus donné signe de vie, essentiellement dans le sud-est du pays, après avoir été emmenées en garde à vue ou arrêtées à leur domicile. Il (...)
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Bülent Tegün
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Linda EÅŸsiz
Pazartesi 2 Mart 2009 - 02/03/2009
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İSTANBUL-LGBTT Sivil Toplum Girişimi
Birçok nefret suçu işleniyor. Cinsel yönelim ve cinsiyet kimliğinden dolayı, bir çok eşcinsel, travesti ve transseksüel öldürülüyor. Nefret suçunun yasalarda yer alması gerekiyor. Anayasa’da eşitlik varsa, cinsel yönelim ve cinsiyet kimliği maddesinin yasalarda yer alması gerekiyor. Anayasa’da ayrımcılık yapmak suç ama bu, kadın ve erkek için geçerli. Gerçi bu da bir ayrımcılık ama bir pozitif ayrımcılık olarak devletin böyle bir yasa çıkartması gerekiyor.
TE : Merhaba, Turquie Européenne olarak Türkiye’deki travestilerin transseksüellerin ve her türlü cinsel azınlıkların durumu ve sorunlarıyla ilgili bir röportaj yapmak istedik. Bize öncelikle Demet, kendinden bahsedebilir misin ? Hangi kentte doğdun, nasıl bir sosyal çevrede ve ailede yetiştin ?
Demet Demir : Ben Yalova doğumluyum, 1961’de doğdum. 47 yaşındayım. Bir on gün sonra 48’e basacağım. Ailem yoksul bir aile idi. Annemle babam, ben 5 yaşındayken ayrıldılar. İstanbul’a gelip yerleştik. Daha sonraki hayatımı İstanbul’da devam ettiriyorum. Hala da İstanbul’da oturuyorum. Geçmişimde, öğrencilik yıllarımda politik olayların, hareketlerin içerisinde yer aldım ve bu devam etti. Daha sonra, cinsel haklar konusunda 21, 22 yıl oluyor yer aldım. Cinsel haklar konusunda aktivitelerde bulundum ; gayler lezbiyenler transseksüeller ve biseksüellerin sorunlarıyla ile ilgili. 22 yıldır da bunun mücadelesini veriyorum. Hem politik partilerde, hem İnsan Hakları Derneği’nde, hem de eşcincel örgütlerinde yer aldım. Hala devam ediyor, burayı da yeni açtık, bir buçuk ay oldu. Politik mücadelemizi şimdi İstanbul LGBTT Sivil Toplum Girişimi (Lezbiyen-Gay-Biseksüel-Travesti-Transseksüel) olarak sürdürüyoruz. İstanbul’da olduğumuz için yerel bir hareket olarak başlattık bunu. Dernekleşme gibi bir niyetimiz var, dernekleşmeyi düşünüyoruz. O yüzden, şu anda bunu yapıyoruz.
TE : Kendini cinsiyet kimliği olarak nasıl tanımlıyorsun ? Kadın olarak, transseksüel olarak veya bir başka biçimde … ?
Demet Demir : Cinsiyet kimliği olarak transseksüel bir kadınım. (...)
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| En bref |
16 janvier 2010
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La Turquie envoie de l’aide à Haïti
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La Turquie a débloqué 695.000 euros et dépêché des secouristes et des vivres pour les sinistrés du séisme en Haïti, a indiqué samedi le ministère des Affaires étrangères. Trois avions militaires ont décollé samedi pour Haïti et un quatrième devait suivre dimanche, transportant 40 tonnes de vivres et équipements, ainsi qu’un hôpital de campagne,. Une équipe de 10 secouristes et une vingtaine de membres du personnel médical devaient se joindre aux opérations de secours, selon le ministère qui souligne que neuf secouristes turcs sont déjà sur place.
25 novembre 2009
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Le Courrier de la Turquie N°10 - Octobre 2009
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est disponible sur Turquie Européenne. Les anciens numéros sont également consultables dans la rubrique "la TÜSIAD communique".
Voir
10 octobre 2009
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Le Courrier de la Turquie N°9 - Septembre 2009
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est disponible sur Turquie Européenne. Les anciens numéros sont également consultables dans la rubrique "la TÜSIAD communique".
Voir
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| www.infomaniak.ch |
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