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« Chroniques turques »

dimanche 24 mai 2009, par Marie-Antide

Istanbul, ville folle et trépidante avec ses 12 millions d’habitants que l’Occident se plaît à imaginer comme l’une des fins de son continent européen, est le cœur d’un monde complexe et en pleine mutation, le monde turc, actuellement traversé de crises et de tensions.

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L’un de enjeux qui se jouent est la capacité de l’islam politique et de l’Etat laïc à exister ensemble. Or cet enjeu nous concerne, non pas dans la perspective d’une éventuelle intégration de la Turquie à l’Union Européenne, qui n’est pas envisagée avant 15 ou 20 ans, mais parce que les frontières ne sont plus étanches et que le succès ou l’échec de cette entreprise sera un puissant indicateur sur la capacité de deux mondes à se comprendre.

Complexe, changeante et imprévisible, la chose politique en Turquie nécessite quelques clefs pour être comprise en évitant l’écueil des lieux communs et des caricatures. Pour tenter de l’expliquer, je publié régulièrement des articles sur le site de Rue89. Ces articles sont intégralement repris dans la première partie.
Ce regard et cette sensibilité, je les ai acquis au cours de 10 ans de vie à Istanbul, au gré des rencontres et des voyages en Anatolie, au gré aussi de l’apprentissage de la langue turque dont les sons, la construction et la richesse du vocabulaire, influencé par l’arabe et le perse, sont autant de promesses de voyages dans des civilisations qui nécessiteraient quelques vies pour être découvertes et appréciées. Quelques extraits de ces voyages sont présentés dans la seconde partie.

Aujourd’hui, ma passion pour la chose turque et Istanbul reste intacte. Peut-être la personnalité de cette ville alimente-t-elle le monde de mes rêves, peut-être est-ce une ville qui rend les rêves nécessaires tant la vie y est dure. Peut-être aussi est-ce la puissante énergie de vie de ses habitants, qui n’ont d’autres choix que d’assurer leur survie avant de prétendre vivre, « ceux qui n’ont rien que leur propre force et d’autres choix que d’avancer, ceux qui ont et qui espèrent davantage, ceux qui ont beaucoup et veulent encore plus. Mais tous prennent l’avenir à pleine main, plein d’audace et de goût de l’entreprise. » (Orhan Pamuk).

Peut-être est-ce tout cela à la fois qui font d’Istanbul une ville turque, extraordinairement turque.

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